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CARTE SCOLAIRE 2022 : OUVERTURES ET FERMETURES

mercredi 9 février 2022

Mesures présentées lors du CTSD du 09 février 2022. Déclaration liminaire de la FSU11.

CARTE SCOLAIRE 2022

Le C.T.S.D (comité technique spécial départemental) a eu lieu ce mercredi 9 février, au cours duquel le nouveau Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale a exposé ses propositions pour préparer la rentrée 2022. Les mesures présentées devront être entérinées lors du C.D.E.N (comité départemental de l’Éducation nationale) qui se tiendra le vendredi 18 février. Le CDEN avait été initialement prévu le 11 février. Vu les délais très courts entre les 2 instances, à la demande unanime des organisations syndicales, l’IA-Dasen a accepté de déplacer le CDEN au vendredi 18 février.

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À ces mesures s’ajoutent l’augmentation des décharges de direction prévues au niveau ministériel suite aux discussions avec les organisations syndicales.
- Les écoles de 6 à 7 classes (36 écoles concernées dans l’Aude) passent de 25% de décharge précédemment à 33%.
- passage de 50% à 100% de décharge pour les écoles de 12 classes (2 écoles dans l’Aude) : RPI concentré de Canet d’Aude et élémentaire Les Troubadours Carcassonne.
- passage de 75% à 100% de décharges pour les écoles de 13 classes (2 écoles concernées dans l’Aude) : élé Narbonne Arago, élé Sigean.

À ces mesures s’ajoutent aussi :
- Transfert de l’UEMA de l’école de Bages à l’école de Narbonne Plage
- transferts de 2 postes d’enseignants occitan de l’école Mistral de Lézignan à l’école Curie de Lézignan
- transferts de 2 postes d’enseignants de l’école Curie de Lézignan à l’école Mistral de Lézignan
- Suite à la fermeture de la circonscription Carcassonne 1 : transformation de 2 conseillers pédagogiques de circonscription en conseillers pédagogiques départementaux.
- RASED : transfert du poste de maître G basé à Marie Curie Lézignan en maître E à l’école élémentaire de Capendu
- Coordonnateur de directeurs d’écoles : 0,17 poste

Incidence des ouvertures/fermetures sur les décharges de direction
- Les écoles : Bert Narbonne, Montmorency Narbonne et Gaston Bonheur Narbonne-Plage : +0,08
- Les écoles : Perrault Narbonne et Le petit Prince Carcassonne : +0,25
- L’école de Saint Marcel s/ Aude : +0,17
- Les écoles : Nougues Sire Carcassonne, La Prade Carcassonne, Souris Verte Conques s/ Orbiel et Bages : -0,25
- L’école Lucien Iche Sallèles d’Aude : -0,17

DEMANDES DE LA FSU11

Pour la FSU11, nous avons aussi listé, et annoncé en séance, la liste des écoles pour lesquelles le plafonnement à 24 en GS, CP ou CE.1 serait particulièrement difficile ou provoquerait des sureffectifs dans les autres niveaux :
- EN MATERNELLE : Giono Carcassonne, Marcou Carcassonne
- EN ÉLÉ : Montmorency Narbonne, Cezelli Narbonne, Giono Carcassonne, Pennautier, Sigean
- EN PRIM : Saint Marcel sur Aude et Fontcouverte
- EN REP, dédoublement des GS : Bert Narbonne, Peyronne Narbonne, La Fontaine Narbonne, Perrault Narbonne, 2 postes : Le Petit Prince Carcassonne
- Répercussions du plafonnement à 24 sur les autres niveaux : Mat Jaurès Carcassonne, Mat Kergomard Narbonne, Mat Helvétie Narbonne, élé Berthelot Carcassonne.

Pour la FSU11, nous avons également demandé une ouverture pour répondre aux sureffectifs à 26 sur les niveaux Ce.2 à Cm.2 en REP pour l’école Zola de Narbonne.

Le compte rendu détaillé de ce C.T.S.D. sera publié dans la soirée. En attendant, vous trouverez ci-dessous la déclaration de la F.S.U.11 lue en préambule de ce comité :

DÉCLARATION FSU11

Il aura fallu 2 ans de pandémie et la grève majoritaire historique du 13 janvier 2022 pour mettre en lumière l’état alarmant du service public d’Éducation en cette fin de quinquennat. Certes, notre quotidien depuis près de 2 ans se heurte à un virus qui impacte nos conditions de travail et les conditions d’apprentissages des élèves. Mais, en réalité, l’École est perturbée depuis plus de 5 ans déjà par un autre virus, plus dangereux encore : la politique néolibérale d’un gouvernement qui n’a de cesse de prendre des décisions menant à la destruction méthodique du service public, en particulier celui de l’Éducation. Le 13 janvier, les enseignant·es, AESH, AED, inspecteurs·trices, chefs d’établissements, lycéen·nes et parents d’élèves n’étaient pas à Ibiza. Ils étaient dans la rue non seulement pour dénoncer la gestion erratique de la crise sanitaire mais bien plus encore contre la politique dévastatrice du ministre Blanquer dont le dogmatisme néolibéral n’a d’égal que son mépris affiché envers les personnels. Tout cela est à présent reconnu par l’ensemble de la population.

Les réformes Blanquer, ses interventions médiatiques, ses mensonges, son mépris sont devenus insupportables pour les personnels qui n’attendent qu’une chose de sa part maintenant : qu’il parte et ne revienne jamais à l’Éducation Nationale ! Son départ... mais surtout les personnels exigent un virage à 180 degrés dans la politique menée pour retrouver du sens dans un métier rendu à nouveau attractif et s’exerçant dans de bonnes conditions.
- Là où le ministre dit contractuel·les, la profession dit plan d’urgence pour l’éducation via un collectif budgétaire et des créations de postes statutaires ;
- Là où le ministre dit primes au mérite, la profession répond dégel du point d’indice et rattrapage salarial ;
- Là où le ministre continue de creuser les inégalités par les évaluations nationales standardisées, l’individualisation des apprentissages et le recentrage sur les fondamentaux, la profession répond ambition pour l’École, moyens pour la réussite de tous les élèves et liberté pédagogique !
- Là où le ministre communique sur l’’inclusion sans donner des moyens à la hauteur des besoins, la profession réclame un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH, l’abandon des PIAL, et des moyens dans les établissements spécialisés
- Enfin, là où le ministre dit loi Rilhac et hiérarchie dans l’école, la profession répond NON à 91% (sondage Éducation Nationale).

Pour les personnels qui ont tenu à bout de bras l’École envers un virus et contre un ministre, il n’est plus possible de considérer l’École en 2022 de la même façon qu’avant la crise sanitaire. Mais quelle réponse vont-ils obtenir lors de la présentation de la carte scolaire de ce CTSD ? La seule maigre dotation de 3 postes pour notre département ? Alors que la crise sanitaire a démontré que les besoins de l’École sont immenses, la préparation de la rentrée se fera donc, encore, sans aucune autre marge de manœuvre que des fermetures de postes pour assurer les nombreuses priorités ministérielles. Ce n’est pas ainsi que l’on améliorera les conditions de travail et d’apprentissage ni que l’on s’attaquera durablement aux choix politiques délétères qui ont fait de la France un des systèmes éducatifs les plus inégalitaires des pays de l’OCDE. Et notre département, alliant ruralité et pauvreté, peut en témoigner. À l’opposé de cette vision uniquement comptable, la FSU affirme que les Services Publics ne sont pas une charge mais un investissement pour l’avenir ! Et, à ce titre, elle exige un plan d’urgence pour le service public d’éducation.

Pour notre département, ce plan d’urgence pourrait ainsi être chiffré :
- 10 postes supplémentaires pour réussir, sur tout le département, le plafonnement à 24 élèves des GS, CP, CE,1 en milieu ordinaire, , ainsi que 6 postes pour le dédoublement des GS en REP. Concernant la baisse des effectifs, afin de tendre vers les moyennes européennes, la FSU porte comme revendication qu’aucune classe ne dépasse 24 élèves en milieu ordinaire, 20 en éducation prioritaire et 15 en classe multi-niveaux.
- 43 postes pour revenir au taux de scolarisation des moins de 2,5 ans de 2000 (45% d’une classe d’âge). La scolarisation précoce des élèves favorise la réduction des inégalités, la socialisation et la fidélisation de tous les enfants à l’école publique. À ce sujet, pour relancer cette scolarisation, il serait bon que ces élèves soient aussi comptabilisés dans le calcul des moyennes de toutes les écoles qui font l’effort d’en scolariser hors ZRR ou REP.
- 46 postes RASED pour enfin reconstituer ces indispensables réseaux spécialisés dans la prévention et la prise en charge des difficultés scolaires. La reconstitution des RASED à hauteur d’un réseau complet (1 psychologue, 1 maître G et 2 maîtres E) pour 800 élèves permettrait de répondre aux situations critiques révélées par la crise sanitaire et essayer de relancer la prévention essentielle dès la maternelle. À ce jour, le nombre de départs en stages CAPPEI n’est pas connu, or ces départs en stage sont urgents parce que nécessaires.
- 33 postes de remplaçant.es brigade formation continuepour que chaque enseignant∙e puisse bénéficier de la semaine de formation continue par an à laquelle il a droit.
- 32 postes de remplaçant.es ZIL ou brigade congés maladie pour améliorer le remplacement à hauteur d’un·e remplaçant.e/10 enseignant.es. Absences non remplacé.es, élèves répartis, scolarisations perturbées...Il n’est plus possible de continuer ainsi. La crise sanitaire actuelle ne fait qu’exacerber un problème récurrent.
- Concernant la direction et le fonctionnement des écoles, les mesures actées nationalement sont une première avancée mais restent insuffisantes, il faudrait 78 postes pour décharger correctement les directeur∙trices à hauteur de 1/4 de décharge pour les écoles de 1 à 3 classes ; 1/2 décharge pour celles de 4 à 6 classes ; 3/4 pour celles de 7 à 9 classes et une décharge totale à partir de 10 classes, comme le revendique la FSU,
- Créer des postes pour les élèves en situation de handicap. Postes de coordonnateurs-trices en ULIS, postes dans les établissements et services médico-sociaux (ESMS) : IME, ITEP, SESSAD…L’inclusion scolaire, priorité de vitrine médiatique sans moyen, est en train de provoquer beaucoup de souffrance dans les écoles tant pour les élèves que les personnels.
- Recruter les personnels AESH qui manquent auprès des élèves en situation de handicap. À l’heure où enseignants, parents d’élèves et AESH se rendent compte de la néfaste politique de mutualisation des moyens gérée par les PIAL, des dysfonctionnements et de la souffrance que cela engendre, il est grand temps de recenser les besoins et de consacrer les moyens nécessaires à l’accompagnement des élèves en situation de handicap !

Alors que l’argent public, versé sans condition par le gouvernement, a permis aux entreprises du CAC 40 de faire 57 milliards de bénéfices et aux grandes fortunes un gain de 236 milliards d’euros (soit 4 fois le budget de l’hôpital public), force est de constater que le ruissellement du « quoi qu’il en coûte » a oublié les services publics dont celui de l’Éducation. Au regard de ces sommes et du milliard d’euros rendu à Bercy par le ministre Blanquer sur l’ensemble de ce quinquennat, les mesurettes arrachées au soir du 13 janvier marquent une nouvelle fois du sceau du mépris l’École de la République et ses agent·es.

Et il apparaît d’autant plus inacceptable que, faute d’un investissement possible, l’Éducation Nationale laisse sur le carreau chaque jour des milliers d’élèves, qu’elle s’enkyste dans les inégalités et que rien ne soit décidé pour améliorer les conditions de travail et revaloriser les personnels ! C’est pourquoi la FSU continue de porter avec l’ensemble des agent·es la nécessité d’un plan d’urgence pour le Service Public d’Éducation.

Enfin, la FSU rappelle son attachement à l’ensemble des instances, et aux règles qui les régissent. Elle regrette le choix de la DSDEN de ne pas avoir envoyé le projet de cette carte scolaire conformément aux textes en vigueur « en même temps que les convocations » ou « au moins huit jours avant la date de la réunion ».

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