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DIRECTION D’ÉCOLE : NI STATUT, NI AUTORITÉ FONCTIONNELLE !

lundi 22 mars 2021

Grands bouleversements en perspective pour la direction et le fonctionnement des écoles : RÉSISTANCE ! (Positions syndicales, communiqué commun SNUipp-FSU-CGT-FO-SUD.)

Direction : Plus que jamais, nul besoin de la proposition de loi Rilhac

Depuis son arrivée rue de Grenelle, Blanquer tente d’instaurer un statut hiérarchique pour le directeur d’école. Il avait trouvé avec la sénatrice Rilhac une alliée qui, en pleine pandémie en juin 2020, avait proposé une autorité fonctionnelle pour les directeurs ; alors même qu’une importante majorité de directeurs-directrices avait rejeté le statut lors d’une enquête ministérielle en décembre 2019.

L’assemblée nationale avait mis de côté cette idée. Mais le ministre Blanquer fait la sourde oreille et poursuit ses funestes visées ! Résultat : le mercredi 10 mars, le Sénat a voté une "autorité fonctionnelle" (non délimitée) aux directeurs-directrices d’école avec l’aval du rapporteur LREM, du ministre JM Blanquer et de la majorité de droite du Sénat(Lire : Direction d’école : le sénat tente de faire sa loi ).

Clairement, depuis la mise en place de ce ministère, le but est de bouleverser le fonctionnement de l’Ecole.Dans sa pratique managériale, faite d’injonctions et de contrôles, ce ministère (comme d’autres avant) a besoin d’un échelon hiérarchique supplémentaire, au plus près des collègues, pour contrôler leurs pratiques, pour imposer « ses bonnes méthodes ». Cette volonté était présente dans les premiers projets de la loi sur l’Ecole de la confiance, puis encore dans le projet Rilhac il y a un an, et à nouveau dans les préconisations du Grenelle de l’Education.

Nous l’avons dit et le réaffirmons, le statut hiérarchique bouleverserait le fonctionnement des écoles, remettrait en cause l’entente nécessaire au travail d’équipe et n’améliorerait en rien, bien au contraire, les conditions de travail des directrices et directeurs. Coincé.e.s entre les collègues « à contrôler » et une hiérarchie leur en demandant de plus en plus, ils et elles assumeraient encore plus de tâches et de responsabilités, en concordance avec leur nouveau statut.

Ce dont nous avons besoin, les équipes comme les directrices/eurs, c’est de temps, et de véritables personnels administratifs. Ce sont les bases des revendications des équipes.

Pour toutes ces raisons, fidèle à sa ligne de conduite et aux aspirations d’une majorité de nos collègues, le SNUipp-FSU réaffirme : le directeur/la directrice doit rester un·e enseignant·e, pair parmi les autres qui a besoin de temps et d’une aide administrative statutaire et pérenne.

Comme expliqué ci-dessus, de grands bouleversements sont en perspective pour la direction et le fonctionnement de nos écoles.

articles du café pédagogique

Vous vous pourrez lire ci-dessous 2 articles du Café Pédagogique qui montrent les désaccords avec les "syndicats réformistes", CFDT et UNSA.

Bonne lecture, et surtout, RÉSISTANCE
- "Directeurs d’école : Les syndicats divisés" (divergences entre SNUipp-FSU et SE-UNSA), LIRE ICI
- Directeurs : Le Sgen et la Cgt opposés sur la loi LIRE ICI

Communiqué de presse commun : SNUipp-FSU, CGT, FO, SUD

Plus que jamais, nul besoin de la proposition de loi Rilhac

Le 10 mars, la proposition de loi Rilhac sur la direction d’école sera soumise au Sénat. Dans la version adoptée par l’assemblée nationale, le Sénat souhaite maintenir la délégation de compétences des autorités académiques pour les directrice·teurs (qui seraient donc amené·es à prendre des décisions relevant des inspectrice·teurs de l’Éducation nationale). Le Sénat souhaite également retirer la phrase précisant l’absence de lien hiérarchique alors que la majorité de la profession refuse cette autorité.

En effet, depuis des années, nos collègues expriment leur rejet d’un statut pour les directrices et directeurs et l’ont massivement rappelé en décembre 2019 lors de la grande consultation ministérielle sur la direction d’école.

L’École a bien d’autres sujets brûlants et urgents en ce moment. Les Sénateur·trices seraient bien inspiré·es de rejeter la proposition de loi Rilhac dont nos organisations syndicales demandent l’abandon.

Le Ministre doit arrêter de surcharger les directeurs de tâches qui ne relèvent pas de leurs missions, cesser les ordres et les contrordres permanents notamment dans le cadre de la crise sanitaire et de répondre enfin à leurs revendications et celles des personnels :
- Une aide administrative statutaire dans chaque école ;
- Un réel allègement des tâches administratives ;
- Une amélioration des quotités de toutes les décharges de direction afin que chaque école bénéficie d’une décharge hebdomadaire ;
- Une réelle augmentation indiciaire bien supérieure à la « revalorisation » indemnitaire de 37,50€ brut par mois que le ministre vient d’accorder aux directrice·teurs !

Paris, le 9 mars 2021

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