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CTSD 2 MARS 2021 : OUVERTURES ET FERMETURES

mardi 2 mars 2021

Mesures présentées lors du CTSD du 02 mars. Déclaration liminaire de la FSU11.

CARTE SCOLAIRE 2021

Le C.T.S.D. a eu lieu ce jour, au cours duquel la Directrice Académique des Services de l’Education Nationale a annoncé sa carte scolaire. Les mesures présentées devront être entérinées lors du C.D.E.N. qui se tiendra le vendredi 12 mars.

2 mesures d’ouverture sont prononcées sous réserve de disponibilité des locaux : aux municipalités de confirmer cela.
- RPI Canet/Raissac/Villedaigne
- RPI Mailhac / Pouzols (ouverture à Pouzols)
- Narbonne : un poste reste à positionner sur une école. Nous avons plaidé pour qu’il soit implanté à l’école Anatole France.

4 postes de remplaçants (Brigades Départementales) sont créés.

À ces mesures s’ajoutent l’augmentation des décharges de direction prévues au niveau ministériel suite aux discussions avec les organisations syndicales.
- 2 jours de décharges supplémentaires par an pour les écoles de 1 à 3 classes (174 écoles concernées dans l’Aude)
- passage de 33% à 50% pour les écoles élémentaires de 9 classes (8 écoles dans l’Aude) : élé Miquel Coursan, élé Cuxac d’Aude, élé Fleury, élé Pasteur Narbonne, primaire Saint-Nazaire d’Aude, élé Salllèles d’Aude, élé Gruissan, élé Brossolette Narbonne.
- passage à 75% de décharges pour les écoles de 13 classes (2 écoles concernées dans l’Aude) : élé Narbonne Arago, élé Sigean.

Écoles sous surveillance
- sous surveillance à l’ouverture : Maternelle Giono Carcassonne
- sous surveillance à la fermeture : primaire Cabrespine, Villemoustaussou élé, Azille Maternelle, Fleury élé, Villasavary primaire.

Pour la FSU11, nous avons aussi listé, et annoncé en séance, la liste des écoles pour lesquelles le plafonnement à 24 en GS, CP ou CE.1 ne pourrait pas se faire ou provoquerait des sureffectifs dans les autres niveaux :
- EN MATERNELLE : Giono Carcassonne, Marcou Carcassonne, Ferry Narbonne, Montessori Narbonne, Durban Corbières, Sol Narbonne
- EN ÉLÉ : Bourg Narbonne, Berthelot Carcassonne, Cezelli Narbonne, Giono Carcassonne, Voltaire Narbonne, Fleury
- EN PRIM : Yvonne Gisclard Cau Maquens Carcassonne, Jean Beaubois Carcassonne, Fontcouverte, Bizanet, Les Troubadours Carcassonne, Saint Marcel 
- EN REP, dédoublement des GS : Bert Narbonne, Peyronne Narbonne, La Fontaine Narbonne, Perrault Narbonne, 2 postes : Le Petit Prince Carcassonne

Le compte rendu de ce C.T.S.D. sera publié dans quelques jours mais voici la déclaration de la F.S.U. lue en préambule de ce comité :

DÉCLARATION FSU11

La FSU acte positivement les échanges du groupe de travail du 11 février dernier. Nombre de remarques, corrections et demandes que nous avons fait remonter du terrain ont été prises en compte. Dans la poursuite de ce dialogue fructueux, vous avez le souci de nous présenter une carte scolaire mesurée et sous le signe de l’équité sur tout le territoire. Hélas, vos efforts se font dans les étroites limites d’une dotation très insuffisante de 8 postes. Cette dotation place le service public d’éducation dans l’Aude en sursis mais sans grande ambition et avec bien des manques dans la scolarisation des élèves.

Car, malheureusement, le très insuffisant budget attribué à l’École ne permettra pas de s’attaquer durablement aux inégalités scolaires corrélées aux inégalités sociales mises cruellement en relief par la crise sanitaire. Nous sommes devant un choix, ou plutôt un non choix politique : le sous investissement dans l’éducation Nationale ! Pourtant de nombreux pays de l’OCDE (Suisse, Japon, Belgique, Autriche, Danemark, Irlande, Pays-Bas, Finlande, Canada, Allemagne et Australie par exemple) font le choix de réellement investir dans l’école. Là est le cœur du problème : plus un pays investit dans l’école, moins importantes sont les inégalités. Faire de l’École une priorité nécessite des moyens et une politique ambitieuse. Hélas, tout l’inverse de ce que propose ce gouvernement.

Dès lors, pour en finir avec ces chiffres du sous-investissement structurel dans l’école primaire, ces chiffres des évaluations qui se succédant nous couronnent à longueur d’années champions des inégalités, apparaît la nécessité du plan d’urgence pour l’École et les personnels que nous avons revendiqué lors de la grève du 26 janvier dernier. Ainsi, pour notre département, ce plan d’urgence permettrait bien des améliorations :
- 23 postes supplémentaires pour réussir, sur tout le département, le plafonnement à 24 élèves des GS, CP, CE,1 en milieu ordinaire, ainsi que le dédoublement des GS en REP. La baisse des effectifs pour toutes les classes est un élément déterminant dans la réussite des élèves. Pour cette raison et afin de tendre vers des moyennes européennes en matière de réussite scolaire, la FSU porte comme revendication qu’aucune classe ne dépasse 25 élèves en milieu ordinaire, 20 en éducation prioritaire et 15 en classe multi-niveaux.
- 36 postes pour revenir au taux de scolarisation des moins de 2,5 ans de 2000 (45% d’une classe d’âge). La scolarisation précoce des élèves favorise la socialisation et la fidélisation de tous les enfants à l’école publique. En outre, les études ont depuis longtemps démontré que cette scolarisation précoce réduisait les inégalités. À ce sujet, vous comptez tous les TPS scolarisés dans le total des effectifs. Il serait bon que ces élèves soient aussi comptabilisés dans le calcul des moyennes des écoles qui font l’effort d’en scolariser hors ZRR ou REP, sans dispositif spécifique.
- 46 postes RASED pour enfin reconstituer ces indispensables réseaux spécialisés dans la prévention et la prise en charge des difficultés de nos élèves.La reconstitution des RASED à hauteur d’un réseau complet (1 psychologue, 1 maître G et 2 maîtres E) pour 800 élèves permettrait de couvrir l’ensemble des besoins. Aujourd’hui bon nombre de collègues n’ont jamais vu de personnels Rased sur leurs écoles. Au lieu de panser les situations critiques, il serait pourtant nécessaire de redonner du temps pour la prévention. C’est essentiel,notamment en maternelle.
- 33 postes de remplaçant.es brigade formation continue pour que chaque enseignant∙e puisse bénéficier de la semaine de formation par an à laquelle il a droit. Chaque personnel est censé pouvoir bénéficier de 36 semaines réglementaires de formation au cours de sa carrière ; aujourd’hui c’est très loin d’être le cas. Le dernier rapport du CNESCO alertait encore sur la situation.
- 36 postes de remplaçant.es ZIL ou brigade congés maladie pour améliorer le remplacement. Enseignant.es non remplacé.es, élèves répartis, scolarisations perturbées...Il n’est plus possible de continuer ainsi. La crise sanitaire actuelle ne fait qu’exacerber un problème récurrent. Sans compter les décharges de direction des écoles de 1 à 3 classes qui ne sont pas assurées faute de moyens en remplacement !
- 83,5 postes de décharge de direction pour décharger correctement les directeur∙trices. Pour la direction d’école et particulièrement des petites écoles, les mesures actées nationalement sont insuffisantes. De plus, le choix de faire assurer ces décharges par les moyens de remplacement ne peut garantir ni le temps dévolu à ces décharges ni leur régularité. Les directeurs et directrices d’école ont besoin de temps. C’est pourquoi la FSU revendique : 1/4 de décharge pour les écoles de 1 à 3 classes ; 1/2 décharge pour celles de 4 à 6 classes ; 3/4 pour celles de 7 à 9 classes et une décharge totale à partir de 10 classes.
- Créer des postes pour les élèves en situation de handicap. Postes de coordonnateurs-trices en ULIS, postes dans les établissements et services médico-sociaux (ESMS) : IME, ITEP, SESSAD…Nous avons d’ailleurs poser une question diverse à ce sujet afin de pouvoir réellement chiffrer les besoins dans ce domaine. C’est une question cruciale car l’inclusion scolaire sans moyen est en train de provoquer beaucoup de souffrance dans nombre d’écoles tant pour les élèves que les personnels. Au sujet des ULIS, nous souhaitons attirer votre attention sur la nécessité de bien calibrer les affectations des élèves. Il faut éviter que trop d’élèves ULIS d’une même classe d’âge ne soient inscrit.es dans une même école afin d’éviter les classes surchargées pour ces élèves.
- Recruter les personnels d’AESH qui manquent auprès des élèves en situation de handicap. À l’heure où enseignants, parents d’élèves et AESH commencent à se rendre compte de la néfaste politique de mutualisation des moyens gérée par les PIAL, des dysfonctionnements et de la souffrance que cela engendre tant pour les élèves que pour les personnels, il est grand temps de recenser les besoins et de consacrer les moyens nécessaires à l’accompagnement des élèves en situation de handicap !

Trop coûteux notre plan d’urgence pour l’École ? Trop indécent en période de crise sanitaire ? Mais que dire alors de ces chiffres du récent rapport de l’ONG Oxfam qui nous montrent que pendant la crise, les milliardaires français, ont accumulé 175 milliards d’euros, soit deux fois plus que l’indécent parce qu’insuffisant budget de l’hôpital public, et plus de trois fois celui de l’Éducation. De quoi nous faire un beau plan d’urgence pour l’École.

En cette période troublée par la pandémie, les écoles, les personnels, les municipalités ont fait beaucoup d’efforts pour respecter distanciation sociale, surveillance des gestes barrières, non-brassage des classes pour préserver la santé et la sécurité des élèves et des personnels et maintenir en activité le service public d’éducation. Tout ceci afin d’essayer de rattraper le retard accumulé pendant le confinement et poursuivre les apprentissages. Aujourd’hui, le trop faible budget attribué au service public d’éducation n’est pas à la hauteur des enjeux tant sanitaires que scolaires. La crise sanitaire met en lumière la place et le rôle indispensable des services publics, elle met aussi à nu l’extrême dangerosité des politiques publiques qui les ont affaiblis ces dernières décennies. C’est pourquoi la FSU demande une dotation d’urgence pour cette prochaine rentrée, un vrai plan d’urgence pour l’Éducation, avec une programmation pluriannuelle qui se donne les moyens de réduire les inégalités vers la réussite de toutes et tous. Certains élu.es de notre département seraient bien inspiré.es de défendre notre demande au lieu de venir aujourd’hui se plaindre des conséquences de choix politiques qu’ils-elles votent des 2 mains à l’Assemblée Nationale.

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