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PREMIER MAI : TRAVAILLEUR NE FÊTE PAS TON ASSERVISSEMENT, COMBATS POUR TON EMANCIPATION

mardi 2 mai 2017

Près de 1000 personnes (600 à Carcassonne et 450 à Narbonne) se sont rassemblées ce 1er mai dans l’Aude à l’appel de CGT, FO, FSU et Solidaires. Le combat contre le Front National passe aussi par des mobilisations et des manifestations pour plus de justice sociale contre les politiques libérales mises en œuvre depuis plus de 30 ans qui nourrissent la montée de l’extrême droite.

Décla FSU 1er Mai 2017 à Narbonne

La FSU adresse un salut fraternel à toutes les femmes et à tous les hommes rassemblés ici à Narbonne comme dans le monde entier à l’occasion de ce 1er mai. Tirant son origine dans le « moving day » lancé par les syndicats américains en 1884 pour obtenir la limitation de la journée de travail à 8 heures, le 1er mai a été désigné « journée internationale des travailleurs et travailleuses » par la II Internationale en 1889. Depuis plus de 150 ans, le mouvement ouvrier s’organise au niveau international, portant dès sa création une exigence de paix et de revendications communes. Il est nécessaire de rappeler l’internationalisme au moment où fleurissent les nauséabondes déclarations nationalistes et patriotiques et gardons bien présents à l’esprit les mots de Gerda Taro et Robert Capa photographiant les brigades internationales lors de la guerre d’Espagne « il n’y a pas des nations, il y a des peuples, il y a l’Humanité

Et, il va falloir que les valeurs du mouvement ouvrier résonnent en ce le 1er mai tout particulier en France pour faire vivre l’espoir, tant le contexte de l’entre deux tours des présidentielles est délétère. Les institutions monarchique de la 5ème République et l’oligarchie politico-médiatique ont accouché de leur piège pour le peuple et les travailleurs français : le choix entre la peste brune-blonde et le choléra libéral, le choix mortifère entre la haine et le fric, le fric qui nourrit la frustration et les inégalités, le fric qui nourrit la haine.

Pour la FSU, outre les replis nationalistes, les discours de haine et de racisme, le programme du FN est contraire aux objectifs et valeurs de solidarité, justice sociale, égalité et de paix qui sont les nôtres. Contrairement à un affichage anti-système, là où il est en responsabilité, le FN déploie une organisation clientéliste et discriminatoire. Il dit parler « au nom du peuple » et des « petits », mais brise les solidarités en s’attaquant par exemple au milieu associatif et culturel. Pour réduire les impôts, il fragilise le service public. La prise de pouvoir du FN serait une catastrophe pour notre pays : préférence nationale et racisme d’État aggraveraient encore les fractures de notre société. Les plus fragiles de nos concitoyens seraient les plus touchés. La FSU ne peut l’envisager. Alors oui bien sûr : barrage au FN, pas une voix pour le FN !

Mais lutter contre les idées du FN implique de lutter contre les inégalités et les injustices, les politiques libérales en œuvre qui font le lit de l’extrême-droite depuis des années. Or le programme du 2nd candidat prétend continuer sur la voie des politiques libérales et est porteur de graves reculs sociaux. Dans un contexte de chômage de masse, il veut supprimer 120 000 postes dans les services publics qui se dégradent déjà faute de personnels. Il dit vouloir « libérer le travail », c’est-à-dire aggraver encore la précarité des salariés et restreindre leurs droits. Il déclare vouloir gouverner, dès cet été, par ordonnances au mépris de la démocratie. En fait, il durcira encore les politiques antisociales menées depuis + de 30 ans et qui sont responsables de la montée de l’extrême droite.

Dans la période qui vient, sur le terrain social et syndical, quelle que soit l’issue de ces élections, il sera donc décisif de construire un troisième tour social, réussir dans l’unité à résister et à lutter contre les diktats du grand patronat et la loi des marchés à partir des revendications qui ont émergées du mouvement social lui-même ces dernières années : abrogation de la loi Travail, défense des conventions collectives et des statuts, défense de la sécurité sociale et du salaire socialisé, renforcement des services publics, défense du pouvoir d’achat des retraités, augmentation de salaires, défense des retraites par répartition et des régimes particuliers, égalité homme-femme, amnistie de tous les militants condamnés et arrêt des poursuites en cours.

À l’instar de la mobilisation exemplaire menée par nos camarades de la CGT contre la loi-travail, les organisations syndicales de transformations sociales dont la FSU se doivent rappeler aujourd’hui leur attachement à la lutte pour le progrès social car elle est étroitement liée à celle pour la PAIX et la solidarité !

Cette année encore le 1er mai bien plus qu’une tradition sur un calendrier est plus que jamais une journée de lutte des travailleurs, pour rappeler que tous ensemble, notre devoir est de résister. Et n’abdiquons jamais face à ceux qui font le procès en ringardise du mouvement social et de ses revendications ! Ne nous laissons pas abuser : la majorité, la démocratie et la modernité sont du côté de ceux qui luttent pour la défense et l’extension des droits sociaux ! Car notre tâche est grande, elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse et œuvrer à une société plus juste. Alors, ce que nos aînés ont su faire avec le Conseil National de la Résistance : rebâtir l’espoir dans les décombres, il nous appartient, tous ensemble, de le réussir à notre tour !

Déclaration de la FSU en PDF
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