Retour accueil

Vous êtes actuellement : COMMISSIONS  / CTSD 


CTSD du 9 FÉVRIER 2016

jeudi 11 février 2016

DÉCLARATION DE LA FSU 11

COMPTE RENDU DES DÉBATS

TABLEAU DES PROPOSITIONS DE L’IA : OUVERTURES ET FERMETURES

LIRE LA DÉCLARATION DE LA FSU 11

Il s’agit aujourd’hui de préparer la dernière rentrée du quinquennat inscrit en 2012, sous la priorité au primaire. Si la FSU a salué cet engagement, force est de constater que les résultats peinent sévèrement à se concrétiser dans les écoles. L’analyse du SNUipp-FSU est aujourd’hui confirmée par le comité de suivi de la Loi de Refondation : les nouveaux dispositifs (Plus de Maîtres que de Classes, Scolarisation des enfants de moins de 3 ans,...), quand ils existent, se mettent en place aux dépens des effectifs par classe, des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté (RASED, CMPP...) ou encore de la formation et du remplacement. Les personnels ne sont pas dupes et constatent pour beaucoup d’entre eux la dégradation de leurs conditions de travail et de la scolarisation des élèves.

Pour le premier degré, le nombre de postes attribués à l’Académie de Montpellier témoigne de la réalité sociale de la Région Languedoc-Roussillon qui cumule les difficultés, en terme de chômage, de précarité et de pauvreté. Si cette dotation est plus favorable qu’on ne pouvait s’y attendre, le nombre d’élèves par classe ne diminuera guère et restera supérieur à la moyenne des pays voisins. La taille des classes, déterminante pour la réussite des élèves comme le confirment plusieurs études, doit baisser : pas plus de 25 élèves par classe et pas plus de 20 élèves en REP et en classe multi-niveaux, pas plus de 15 élèves pour les moins de 3 ans, effectifs allégés dans les classes scolarisant au moins un-e élève en situation de handicap. Pour la FSU, la définition de seuils en toute transparence est nécessaire au respect de l’équité et un premier pas indispensable à la restauration de la confiance des enseignants à l’égard des modes de gestion administrative. Restaurer la confiance, c’est aussi respecter les représentants des personnels. À ce propos, la FSU déplore la transmission tardive des documents préparatoires à ce CTSD et, malgré notre demande, la modification de leur format dégradant lisibilité et transparence.

Le département de l’Aude bénéficie de 10 % de la dotation académique soit 30 postes ; cette dotation importante valide le bien-fondé de nos revendications mais elle ne constitue, en fin de quinquennat qu’une étape bien tardive du plan d’urgence de 120 postes réclamé par la FSU11 pour pallier aux difficultés criantes du terrain liées aux suppressions de postes de l’époque Sarkozy. Notre département restera encore dans une situation difficile pour faire face à tous les besoins.

Ainsi, en maternelle, 13 écoles auront des effectifs au-dessus de 27 élèves par classe et 12 resteront à plus de 25 élèves par classe. Rappelons que le nombre moyen d’élèves par classe en maternelle se situe autour de 25 élèves pour la moyenne académique alors qu’il est de 28 pour notre département ! En élémentaire, 2 écoles seront à plus de 27 élèves de moyenne et 20 écoles auront plus de 25 élèves par classe. En primaire, avec des classes souvent à multi-niveaux, 12 écoles seront confrontées à des moyennes supérieures à 25 élèves. OUBLI DANS DECLA LUE EN CTSD En RPI, où les classes fonctionnent quasi toutes en multi-niveaux, 25 regroupements affichent des moyennes supérieures à 20 élèves par classes (pour rappel, notre revendication est : pas plus de 20 élèves en classe multi-niveaux).

Concernant la relance des RASED, aucune mesure ne figure dans vos propositions, Mme l’Inspectrice d’Académie. Ainsi sur les 19 RASED que compte notre département, 12 sont incomplets. Pour couvrir de façon efficiente les besoins du territoire, la FSU revendique un RASED complet (1 psychologue, 1 maître G et 2 maîtres E) pour 800 élèves. Il faudrait 38 RASED pour notre département. Il manque donc 58 postes : 18 psychologues, 28 maîtres G et 12 maîtres E.

Sur le remplacement, les mesures présentées aujourd’hui prévoient l’ouverture de 2 postes de TRBD qui ne feront que compenser les 2 postes fermés en septembre. Si l’on envisage notre droit à 36 semaines de formation continue sur temps de travail dans une carrière, notre département disposant de 18 TRBD-FC, il manque 32 postes pour assurer à tous une semaine de formation continue par an.

Dispositifs ‘plus de maîtres que de classes’ et scolarisation des moins de 3 ans Dans vos documents préparatoires, Mme l’Inspectrice d’Académie, vous proposez d’implanter 5 dispositifs ‘plus de maîtres que de classes’, essentiellement en REP, et 3 dispositif TPS pour la scolarisation des moins de 3 ans. Malheureusement, ces dispositifs se mettent en place aux dépens des effectifs par classe, des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté (type RASED ou CMPP...) ou encore de la formation et du remplacement. Ainsi, si les ouvertures de PDMQDC en REP peuvent compenser les récentes fermetures des postes d’animation soutien, quid du rural et de nombreux autres territoires qui voient une inquiétante multiplication des problèmes de scolarisation liée au manque de moyens face à la difficulté scolaire voire à des formes de violence de plus en plus problématiques au quotidien ? Concernant la scolarisation des moins de 3 ans, élément important pour la réussite de la scolarité, les mesures envisagées restent très insuffisantes pour relancer l’accueil des TPS à l’école maternelle et leur taux de scolarisation va encore stagner autour des 12 % bien loin des 45 % de 2 000.

Notre département en hausse démographique sur la période 2000-2014 est passée de 1426 TPS scolarisés en 2000 à 470 prévus à la rentrée 2016. Comment cette hécatombe de plus de 900 TPS a-t-elle été possible si ce n’est par choix comptable de l’institution, le choix de la maternelle comme variable d’ajustement pour dégonfler artificiellement la hausse des effectifs ! Ce choix budgétaire, à l’opposé d’une véritable priorité à l’école, a dégradé la tradition d’accueil des tout petits dans nombre de territoires et mis à mal l’un des principaux levier de réussite scolaire et de lutte contre les déterminismes sociaux. Si l’on veut changer cela, les dispositifs actuels de « scolarisations des moins de 3 ans » ne doivent pas être mis en place au compte-goutte mais largement développés ! Pour atteindre l’objectif de 30 % d’une classe d’âge scolarisée en 2016, il manque 60 postes pour des classes à 20 élèves, 80 postes pour des classes à 15 élèves. Ces deux dispositifs resteront donc marginaux et ne correspondent pas aux annonces faîtes dans les médias.

Concernant la prise en charge des élèves en situation de handicap, la scolarisation des élèves ne tient que par l’engagement volontariste de collègues qui commencent sérieusement à s’essouffler du fait d’un manque évident de moyens, de formation et de considération. Á ce propos, nos départements sont largement sous-dotés en personnels AESH face à la montée en puissance de la scolarisation d’élèves en situation de handicap avec notification MDPH. Quelles mesures allez vous prendre pour faire face à ce grave problème qui mine le quotidien de nombreuses écoles ?

Au moment où la République elle-même est mise en danger, l’appauvrissement des populations, combiné à la dégradation du service public d’éducation depuis dix ans,creuse les inégalités et remet en cause le vivre ensemble, avec les résultats que l’on sait. Avec la mise en concurrence de la misère entre les départements et les territoires, nous prenons le risque énorme de laisser s’installer des situations potentiellement explosives. La FSU réaffirme la nécessité d’’une réorientation économique et sociale de la politique plaçant en son cœur les principes de justice, de solidarité et d’égalité pour faire place à tous et à toutes dans notre société, et lutter contre le sentiment d’exclusion sociale et économique dont se nourrissent l’extrême droite et le travail d’embrigadement d’une fraction de le jeunesse par des fanatiques. Ce n’est qu’en rendant effectives ses valeurs dans les politiques publiques et dans le fonctionnement concret de notre société que l’École peut pleinement et efficacement jouer son rôle de formation à la citoyenneté. Cela suppose qu’elle ait aussi les moyens de son bon fonctionnement pour remplir ses missions. 30 postes supplémentaires c’est appréciable, il ne faudra pas s’en tenir là pour améliorer le service public d’éducation dans notre département et œuvrer à la réussite de tous nos élèves.

PDF - 90.2 ko
Décla_FSU11_CTSD 09/02/16

COMPTE RENDU DE LA FSU 11

Mardi 09 février, s’est tenu le Comité Technique Spécial Départemental (CTSD) relatif à la carte scolaire du premier degré. À cette occasion, l’Inspectrice d’Académie a présenté ses propositions d’ouvertures et de fermetures de postes pour la rentrée 2016.

Au nom de la FSU11, nous avons souligné que la dotation importante de 30 postes pour l’Aude validait le bien-fondé de nos revendications. Pour autant, celle-ci ne constitue, en fin de quinquennat, qu’une étape bien tardive du plan d’urgence de 120 postes que nous réclamons toujours pour pallier aux difficultés criantes du terrain liées aux suppressions de postes de l’époque Sarkozy.

« Taux pivots » contre seuils.

Si l’Inspectrice d’Académie a maintenu sa logique comptable en envisageant les ouvertures autour d’un taux pivot : 30 élèves par classe en maternelle, 28 en élémentaire et 25 en éducation prioritaire, nous avons pour la FSU défendu l’idée de seuils clairs permettant d’améliorer concrètement conditions d’apprentissage des élèves et conditions de travail des enseignants : pas plus de 25 élèves par classe et pas plus de 20 élèves en REP et en classe multi-niveaux, pas plus de 15 élèves pour les moins de 3 ans, effectifs allégés dans les classes scolarisant au moins un-e élève en situation de handicap.

Toujours des sureffectifs

Comme le confirment de nombreuses études récentes, nous savons que la taille des classes est déterminante pour la réussite des élèves. À l’issue de ce CTSD où l’Inspectrice d’Académie n’a apporté aucune modification à ses propositions : 59 écoles restent avec des moyennes supérieures à 25 élèves par classe dont 15 avec des moyennes au-dessus de 27 ! Les écoles maternelles étant une fois de plus les plus sujettes aux sureffectifs avec, depuis 2011, un nombre moyen d’élèves par classe autour de 27 alors que la moyenne académique est autour de 25.

Sous surveillance : à la fermeture ou à l’ouverture.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Ecole par école, nous avons exposé les arguments que chaque établissement nous avait fait remonter pour éviter une fermeture délicate ou demander une ouverture. Nous sommes parvenus à faire inscrire quelques écoles comme écoles à surveiller pour ouverture : E.Zola élé Narbonne, M.Peyronne élé Narbonne, Hameau de Montredon mat Carcassonne, Moussan élé, Sigean élé, Gruissan élé, Port La Nouvelle élé, J.Jaurès élé Narbonne, Leuc prim, Montferrand RPI, Y.Gisclard Cau Maquens prim Carcassonne, P.P. Riquet Villalbe prim Carcassonne. L’Inspectrice d’Académie a établi aussi une liste d’écoles à surveiller à la fermeture : Pennautier élé, Ouveillan élé, Portel des Corbières prim, J.Jaurès élé Carcassonne.

Et la relance des RASED ?

À notre étonnement de ne voir figurer aucune mesure concernant les RASED dans ses propositions, l’Inspectrice d’Académie s’est contentée de rappeler la vision étriquée du dispositif RASED faite par la Rectrice. À savoir, les RASED sont à considérer par circonscription : pour l’Aude, 8 circos donc 8 RASED, tous complets ! Pour nous la réalité est tout autre : sachant qu’un RASED complet est composé d’un poste de psychologue, 1 mâitre G et 2 maîtres E, sur les 20 RASED que compte notre département 12 sont incomplets : il manque 10 postes G et 14 postes E ; le tout pour couvrir un nombre d’élèves beaucoup trop important pour chaque réseau… Nous sommes encore loin de la relance des RASED promise en début de quinquennat, quant à notre revendication d’un RASED complet pour 800 élèves...(Cf notre chiffrage détaillé dans la déclaration liminaire de la FSU ci-jointe).

Remplacement ? Formation continue ?

Sur le remplacement, seulement 2 ouvertures de TRBD pour compenser les 2 postes fermés en septembre. Si rien ne change, il risque encore d’y avoir de nombreuses absences non remplacées l’année prochaine d’autant que les nouvelles décharges de direction prévues pour les écoles à 2 classes risquent fort d’être gagées sur les moyens de remplacement. Pour rappel, même si l’Inspectrice d’Académie a indiqué vouloir revoir cette question, la mise en œuvre des décharges pour les 3 classes cette année a mobilisé 4 postes de TRBD. En outre, l’Inspectrice d’Académie envisage d’ouvrir des postes de TRBD sur les moyens non encore dépensés. Quant à notre demande de voir abonder la brigade formation continue pour assurer à tous une semaine de formation continue par an sur temps de travail, elle est restée lettre morte.

Dispositifs ‘plus de maîtres que de classes’ et scolarisation des moins de 3 ans

L’Inspectrice d’Académie propose d’implanter 5 dispositifs ‘plus de maîtres que de classes’, essentiellement en REP, et 3 dispositif TPS pour la scolarisation des moins de 3 ans. Malheureusement, ces dispositifs trop marginaux se mettent en place aux dépens des effectifs par classe, des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté (type RASED ou CMPP...) ou encore de la formation et du remplacement. Nous allons rester encore bien loin des 45 % de moins de 3 ans scolarisés comme c’était le cas dans notre département en 2000.(Cf notre chiffrage détaillé dans la déclaration liminaire de la FSU ci-jointe).

Prise en charge des élèves en situation de handicap, quels moyens ?

Notre question sur le manque de personnels AESH pour faire face à la montée en puissance de la scolarisation d’élèves en situation de handicap n’a obtenu aucune réponse de l’Inspectrice d’Académie. Nous interviendrons à nouveau.

13,95 postes restent à être implantés.

À l’issue de ce CTSD, près de 14 postes restent à « dépenser ». Les propositions de l’Inspectrice d’Académie qui a refusé de dissocier vote sur les ouvertures et vote sur les fermetures, n’ont été soutenues par aucune voix : 4 abstentions (FSU), 6 contre (UNSA, FO, SNALC).

Pour la FSU, nous avons porté les informations et arguments que bon nombre d’écoles nous avaient fait parvenir, nous avons établi un chiffrage sérieux pour baser de solides revendications afin d’ améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail de nos collègues. Aucune décision n’est encore gravée dans le marbre : prochain rendez vous, le CDEN (conseil départemental de l’éducation nationale) du 11 mars prochain. La balle est maintenant dans le camp des élus, parents d’élèves et conseils d’école.

MESURES DE CARTE SCOLAIRE

PDF - 121.9 ko
Télécharger les mesures carte sco rentrée 2016

Mesures carte sco rentrée 2016

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 7


22 bis boulevard de Varsovie 11000 CARCASSONNE
- Tél. : 0468720476 --- Fax : 0468253595
- snu11@snuipp.fr


Agrandir le plan

13 rue des 3 moulins 11100 NARBONNE
- Tél. : 0468320799
- ulfsu-narbonne@orange.fr