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RASSEMBLEMENT UNITAIRE Préfecture 01/10/2015 - Intervention SFR FSU 11

vendredi 2 octobre 2015

Pour faire de mauvaises retraites, il faut trois ingrédients :

- Des dispositifs qui, en augmentant les durées de cotisation, réduisent le taux de remplacement au moment du départ en retraite et contribuent à alimenter le chômage de masse. C’est l’objet de toutes les réformes depuis plus de 20 ans.

- De mauvais salaires : le gouvernement s’y emploie dans la fonction publique avec le gel du point d’indice depuis 2010. Et les salariés du privé ne sont pas en reste !

- Le gel des pensions : après l’abandon de la référence salaires, au prétexte que l’inflation est faible voire nulle, les pensions, indexées sur l’indice INSEE, sont gelées depuis avril 2013 et ceci jusqu’en octobre 2016 au moins.

Cette phase de glaciation, cumulée avec des mesures fiscales ciblées (CASA, suppression de la 1/2 part accordée aux personnes ayant élevé seules un enfant, fiscalisation de la majoration de pension pour les parents de 3 enfants ou plus) conduit à un décrochage du pouvoir d’achat des retraités vis-à-vis des actifs. De fait, le taux de remplacement du salaire par la retraite diminue au fil des générations, c’est confirmé dans un rapport de la DREES de juillet 2015.

D’autre part, selon une étude de l’INSEE du mois d’août 2015, grâce aux réformes adoptées depuis plus de 20 ans, la part des dépenses de retraites dans le PIB devrait baisser de manière significative entre 2013 et 2060 (- 2,6 points). Le COR confirme cette tendance et l’INSEE le traduit dans le cynisme par – je cite - : « La France se trouverait ainsi dans une position relativement favorable par rapport à ses partenaires européens pour faire face au vieillissement de sa population ».

Mais ces perspectives ne satisfont pas leur appétit. Ainsi leurs experts, notamment la présidente du Comité de Suivi des Retraites, réfléchissent à de nouveaux modes de sous indexation des pensions : sur le salaire moyen diminué de 1,5% ou sur le salaire moyen diminué de la croissance du ratio retraités/actifs (on voit bien l’effet pervers).

Donc des idées néfastes et injustes, il n’en manque pas ! Du fait de l’indexation des pensions sur l’inflation et non plus sur les salaires, le niveau de vie relatif des retraités va encore baisser et la pension nette moyenne, en incluant les prélèvements sociaux, baissera aussi, que ce soit pour le public ou le privé, ce qui augure d’un décrochage du niveau de vie moyen des retraités par rapport à celui des actifs. Cela nous concerne tous, actifs et retraités, car en chaque actif se cache un futur retraité qui s’ignore ou qui feint de s’ignorer.

La FSU revendique une indexation des pensions sur les salaires, ce qui signifie un droit à pension comme rémunération continuée du travail salarié.

Par ailleurs, on sait que bien d’autres mesures régressives pour plomber le pouvoir d’achat des retraités sont dans les tiroirs. Le MEDEF ne manque pas d’idées, il cible notamment les retraites complémentaires et cherche à imposer un abattement en cas de départ avant l’âge de 65 ans. Le COR réfléchit à une remise en cause de la pension de réversion. Le calcul de la CSG évolue dans le mauvais sens pour les retraités. Et puis, il y a des mesures qui impactent aussi bien les retraités que les actifs. Les liens sont forts entre nous et bon nombre de revendications nous concernent toutes et tous.

Citons quelques sujets de préoccupation communs : avec la restriction des dépenses sociales, l’accès aux soins est de plus en plus problématique et l’hôpital public est sacrifié, les mutuelles augmentent leur coût, les dépenses contraintes telles que logement, transport, électricité,..., l’augmentation de la TVA, les services publics en perdition,… sont autant de combats à mener ensemble, actifs et retraités.

Enfin, verrons-nous un jour la loi d’adaptation de la société au vieillissement entrer en vigueur avec une prise en charge de la perte d’autonomie par la Sécurité Sociale ? De report en report, jusqu’où nous emmène-t-on ? Nous devrons nous battre pour que les restes à charge soient réduits au maximum, que l’accueil en EHPAD soit financé et que les aidants soient mieux soutenus.

Parmi les 16 millions de retraités, beaucoup trop sont victimes d’une politique inégalitaire au service de la minorité privilégiée qui ne cesse de « se servir » en accaparant une part toujours plus grande des richesses produites par l’ensemble de la société. Les retraités, garants du lien social, ne sont pas des citoyens de seconde zone. Nos revendications ne sont pas irréalistes car les richesses existent pour pouvoir financer nos demandes. De l’argent, il y en a, bien plus qu’en 1945 lors de la création de la Sécurité Sociale. Assez de cette austérité qui ne touche que les salariés, les retraités et les sans-emploi. Assez de cette austérité génératrice de chômage des jeunes et des séniors. L’austérité n’est pas la solution, elle est le problème ! Assez d’impunité en faveur de tous ces grands patrons et magnats de la finance qui nous spolient des gains des richesses produites.

La politique menée remet en cause notre modèle social assis sur l’égalité, la justice et la solidarité. La situation et la raison appellent à l’action. Aujourd’hui est une étape. Soyons prêts à nous rassembler à nouveau, nous ferons tout pour être plus unis et plus nombreux.

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