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COREM et UMR : les allocataires floués

vendredi 23 janvier 2015

La colère gronde parmi les sociétaires de ce régime de retraite, certes facultatif et qui relève d’un choix individuel

. Les rentes versées à quelques 110 000 anciens fonctionnaires (majoritairement issus de l’Education Nationale) qui ont cotisé pendant de nombreuses années dans un système mixte de répartition-capitalisation encouragé par des mutuelles comme la MGEN, subissent depuis le 01/01/2015 une perte de 33.33% par décision d’une AG extraordinaire du 18/11/2014.

De quoi s’agit-il ?

L’Union Mutualiste Retraite (UMR) est née en 2002 sur les cendres de l’ex MRFP (Mutuelle retraite de la Fonction Publique) et du CREF (Complément Retraite de l’Education nationale et de la Fonction publique). De bien tristes ancêtres en fait ! Pour rappel, le CREF a été fermé en 2001 suite à une insuffisance de provisionnement de plus de 1,5 milliard d’euros, sans oublier la condamnation de huit administrateurs pour abus de confiance (dont l’ancien ministre des affaires sociales de 1992-1993) et ceci après avoir baissé de 17% le montant des rentes versées pour essayer de faire face aux premières difficultés. Le régime a été transféré en 2002 à l’UMR. S’il n’accueille plus de nouveaux adhérents, l’ex-CREF doit continuer à verser les rentes (dites R1) à ses affiliés à la retraite. Or, le régime se retrouve de nouveau en difficulté financière à la suite de l’allongement de l’espérance de vie qui l’oblige mécaniquement à verser des prestations plus longtemps et de la faiblesse des taux d’intérêt qui baisse le rendement de ses placements obligataires. Comme investir dans les actions serait trop risqué et qu’une hausse des cotisations est impossible puisqu’il n’y a pas de nouveaux adhérents, le régime n’a d’autre choix que de baisser le montant des rentes servies. Enfin viennent se greffer de nouvelles obligations européennes (alibi facile…). Tout cela, c’est la version officielle annoncée aux sociétaires par courrier reçu après l’AG à laquelle ils n’ont pas été invité (elle est belle la démocratie…).

Et maintenant ?

Le COREM (nouveau régime de retraite mutualiste), créé en 2002, a récupéré les adhérents déjà rentiers du régime R1 fermé (voir plus haut) et accueille aussi de nouveaux adhérents à qui on a caché qu’il était issu de la faillite d’un régime précédent. On leur annonce gentiment que le moment de la bascule de la cotisation à la rente est repoussé de 60 à 62 ans tout en leur apprenant que le taux de rendement de l’épargne baisse à 1,5%. Ainsi tous les sociétaires actuels vont payer le passif d’une gestion antérieure condamnable. A cela ajoutons la perte de confiance de beaucoup qui se traduit par des démissions…donc des entrées de cotisations moindres. De fait, quel avenir sur les capacités financières de l’UMR et sur la hauteur nécessaire de ses provisionnements ? L’UMR compterait actuellement 475 000 sociétaires. A l’époque du CREF, il y avait 30 000 adhésions par an, il y en a actuellement 8 000. Cela signifie bien que le capital confiance « a foutu le camp ».

Qu’en pense la FSU ?

L’image que peut donner le monde mutualiste aux professions que nous représentons est nettement écornée par cet imbroglio pénalisant nos collègues pensionnés ou encore en activité. De même, on voit à travers cette arnaque les travers d’un système par capitalisation qui ne garantit pas la pérennité des rentes annoncées au moment de la souscription puisque les taux de rendement sont révisables à tout moment en fonction de la conjoncture économique. Enfin, que penser de cette phrase consternante prononcée par le directeur général de l’UMR : « L’objectif premier, c’est de verser une rente à vie ; on joue sur certains paramètres du produit ». Ou celle-ci du Président national de l’UMR au cours de l’AG extraordinaire : « Les sociétaires touchés par cette mesure peuvent compter sur leurs pensions d’Etat ». De quoi se plaint-on ?

Alain CAZANAVE

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