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RÉUNION au RECTORAT du 10 Décembre 2014

mardi 16 décembre 2014

REP « RIEN EN PLUS » ET DANGER SUR LA CARTE SCOLAIRE : Même logique, même combat !

La priorité à l’éducation et à l’école restera à l’état de promesse et, à l’instar du mensonge des 60 000 postes LIRE LE MONDE, la refonte des ZEP ne sera au final qu’un simple tour de passe-passe, bonneteau comptable où les indicateurs, exposés la main sur le cœur et l’équité jurée la bouche en cœur, ont bien du mal à faire passer une pillule bien amère pour les écoles et les personnels. Malheureusement, nous n’en avons pas fini avec les artifices comptables. Le fonctionnement technocratique centralisé au rectorat risque fort, pour la carte scolaire à venir, de nous délivrer son lot de mauvaises surprises tant la séquence sur l’éducation prioritaire est lourde d’enseignements sur la volonté de ce gouvernement de s’attaquer à l’éducation nationale pour en réduire le budget, tout en essayant comme d’hab’ de soigner la vitrine. Prenez connaissance des infos ci-dessous pour voir comment s’effectue la refonte de l’éducation prioritaire et comment risque de se dessiner la future carte scolaire. Et, puis n’oubliez surtout pas de nous communiquer vos chiffres par école : constat de rentrée 2014 et prévision 2015 ; les IEN sont déjà au travail pour préparer les ouvertures et fermetures. La répartition des dotations départementales devrait être connue le 19 janvier lors du CTA à Montpellier.

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Enquête carte scolaire rentrée 2015

POINT 1 ] REP « RIEN EN PLUS »

Pas de changement. Mme la rectrice se réfère à la même liste présentée au 2nd degré en novembre :
- rappel du cadre national : 1082 réseaux d’éducation prioritaire
- pour l’académie, cela concernera 31 collèges : 16 en REP+ et 15 en REP, et les écoles qui y sont rattachées.

Pour l’Aude, seulement 2 secteurs en REP : 2 collèges et 10 écoles Le collège Georges Brassens de Narbonne et les écoles Brossolette, Bert, Zola, élé Peyronne, mat.Peyronne, La Fontaine, Perrault. Le collège Jules Verne (la Conte) de Carcassonne et les écoles La Gravette, Macé, Le Petit Prince. La sortie de REP du collège Émile Alain de Carcassonne est confirmée ainsi que la sortie des écoles de son secteur : Pagnol, Condorcet, élé. Ferry, mat.Ferry.

Choix des établissements. Pour la rectrice, l’objectif affiché est que la procédure permette une politique d’attribution des moyens plus équitable et transparente sur toute l’académie. L’académie pilote, il ne peut dans ce cadre y avoir de politique départementale. Pour ce faire, le rectorat a fait le choix de se doter des indicateurs les plus fiables possibles pour faire état de la situation particulière de chaque commune et de chaque établissement : les critères nationaux ont été affinés par des indicateurs travaillés par les services du rectorat. Indicateurs nationaux définis par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) : % d’élèves issus de professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) défavorisées, % d’élèves boursiers, % d’élèves résidant en zone urbaine sensible (ZUS), % d’élèves en retard à l’entrée en 6ème. Indicateurs rectorat qui décide d’affiner les indicateurs nationaux : Taux de boursiers au taux 3, indicateurs INSEE Languedoc-Roussillon par commune : Indice précarité, chômage, RSA, revenu fiscal, jeunes sans diplôme … Avant d’appliquer les indicateurs académiques, le rectorat a reconstitué le parcours réels des élèves pour se rendre compte de la provenance des élèves et des écoles qui alimentaient réellement les collèges REP. Selon Mme la rectrice, avec l’étude fine et les indicateurs choisis, il n’y a pas utilité d’indicateur de ruralité ou de zone urbaine.

Règle pour les écoles : Les écoles REP ou REP+ sont nécessairement attachées à un collège REP ou REP+. Certaines écoles en RRS sortent ainsi de l’éduc prio car non rattachées à un collège labellisé.

La liste des collèges et écoles en REP+ et la liste des collèges en REP (pas les écoles) seront présentées et validées pour financement ministériel au Comité Technique Ministériel (CTM) du 17 décembre. Les écoles en REP seront présentées et validées au prochain comité Technique Académique (CTA) en janvier car elles relèvent de « pilotage » et financement académique.

L’accompagnement de la sortie. Mme la rectrice d’académie assure que :
- En ce qui concerne les enseignants, leur régime indemnitaire est protégé par la clause de sauvegarde pour une durée de trois ans. Ils conservent donc le bénéfice de l’indemnité spécifique qu’ils percevaient. S’ils le souhaitent, les enseignants qui voudront rejoindre un poste comparable où la nouvelle indemnité sera versée bénéficieront d’une bonification de points dans le cadre du mouvement départemental.

- une aide progressive à la sortie du réseau pour des écoles en difficulté sociale et scolaire sera apportée grâce à des moyens pris sur l’enveloppe académique. Cet accompagnement sera formalisé sous forme de convention pour une durée de 3ans. Le bon usage des moyens alloués sera vérifié lors d’un dialogue de gestion de réseau où pourront être étudiés entre autres : les résultats obtenus, le climat scolaire, l’ensemble des critères qui touchent à la vie de l’élève.

Pour la FSU : Comme nationalement, il est prévu de revoir la carte des REP tous les 4 ans, la FSU dénonce le décalage d’une année entre l’accompagnement et la remise à plat de la carte des REP.

Pour le SNUipp-FSU, il est clair que la remise à plat de l’éducation prioritaire se fait dans un cadre budgéraire contraint sans aucun moyen supplémentaire. Certes, les services du rectorat ont travaillé à établir des critères précis pour que les décisions respectent une certaine équité. Cependant, dans la situation socio-économique tendue de notre région aussi fortement impactée par la crise, nous ne pouvons nous satisfaire du manque évident de moyens alloués ; il en va de même pour notre département (2ème département le plus pauvre) qui perd un réseau REP sur une simple décision comptable. En outre, aussi pertinents soient les critères retenus, nous ne pouvons nous satisfaire de cette réflexion unilatérale menée par le rectorat simplement sur des données et indicateurs technocratiques ; au final, un choix imposé unilatéralement par la rectrice sans que ne soient prises en compte les demandes, observations ou analyses du terrain. Dans le cadre d’une remise à plat des REP, il aurait été judicieux d’expliquer les choix et de débattre, en toute transparence, au plus près des collèges et écoles dans les Comités Spéciaux Techniques (CTSD) voire des CDEN (comité départemental de l’Éducation nationale).

D’autres cas, d’autres situations auraient ainsi pu être évoquées et recevoir une réponse argumentée d’autant que plusieurs secteurs avaient déjà attiré l’attention du DASEN de l’Aude depuis plusieurs mois voire années, c’est le cas de Lézignan, Port-la-Nouvelle, Limoux ou encore le quartier Razimbaud de Narbonne...

Par ailleurs, comment comprendre la logique purement administrative du réseau (écoles et collège) ? Le classement en REP devrait avant tout reconnaître les difficultés sociales et scolaires avérées vécues dans un certain nombre écoles primaires du département de l’Aude. Ces écoles ont absolument besoin des moyens attribués par le classement en éducation prioritaire : effectifs moins chargés, plus de maîtres que de classes, scolarisation des moins de trois ans, allègement du temps d’enseignement pour travailler en équipe avec les partenaires et développer les rencontres avec les parents.

Pb de l’enveloppe académique : nous savons que les dotations académiques ont déjà du mal à couvrir la hausse démographique dans notre académie et ce sera encore le cas cette année. Comment fera-t-on, en prenant sur la même enveloppe budgétaire, pour assurer en plus le financement des écoles en REP et l’accompagnement des sortants de REP. Madame la rectrice d’académie se dit « confiante » pas nous ! Car nous voyons bien comment la nouvelle carte des REP aura des répercussions sur l’ensemble des écoles de l’Académie et nous sentons bien que le redéploiement des moyens se fera à l’aune de ce qui se trame aujourd’hui pour les REP...

C’est pourquoi, au SNUipp-FSU, nous disons : toutes et tous concerné-e-s ! N’attendons pas, soyons à l’offensive ! C’est le moment d’exiger les moyens de répondre à tous les besoins de notre département.

POINT 2 ] CARTE SCOLAIRE 2015 : ATTENTION DANGER !

Attribution des moyens aux écoles. En filigrane de cette réunion sur l’éducation prioritaire, c’est le cadre de la future carte scolaire que la rectrice de l’académie de Montpellier a tracé. Elle a affirmé sa volonté de pilotage académique de l’ensemble des moyens alloués à chaque degré d’enseignement et elle a montré la ferme intention d’harmoniser les règles de gestion des enveloppes budgétaires au plan académique : les dotations départementales globales ainsi que les dispositifs particuliers seront décidés académiquement. Les Comités Techniques Départementaux ne discuteront que de quelques situations locales à la marge.Les évolutions inhérentes à la réforme des collectivités territoriales imprègnent le discours du rectorat.

Pour la FSU et le SNUipp-FSU, nous avons marqué notre attachement à la gestion de proximité et au rôle indispensable des DSDEN. Pour nous, le dialogue doit se faire au niveau départemental, proche des réalités concrètes vécues par les collègues. L’harmonisation académique basée sur un fonctionnement technocratique centralisé et des décisions unilatérales ne peut répondre aux besoins qui s’expriment dans nos écoles.

Autre sujet d’inquiétude : la prise en compte de la ruralité. Quel traitement pour les écoles en milieu rural, quid des spécificités rurales et quid de la Lozère ? Pour Mme le Recteur la Lozère et les territoires ruraux devront être traités comme les autres. Il faut repenser le mode de gestion au travers des regroupements, de l’intercommunalité. Il faut faire des regroupements pédagogiques. S’il est utile de maintenir des services publics dans chaque commune ce n’est pas le cas des écoles. Maintenir des petites écoles avec le risque de fermer ou d’ouvrir chaque année et de devoir gérer des conflits n’est pas pertinent. Il faut faire des regroupements pédagogiques et rompre avec l’isolement des enseignants. Cela permettra de développer le travail collectif et interprofessionnel en mutualisant les ressources (comme notamment les rythmes scolaires et les TAP).

Commentaire FSU et SNUipp-FSU, L’équité rectorale du « tous pareil » ou comment récupérer des postes sur le dos de l’école rurale au détriment d’élèves qui vont voir leur temps de transport considérablement accru et leur fatigue d’autant. Comment par le discours pédagogique « le travail en équipe », éluder la question des moyens, des postes supplémentaires, de la spécificité de certaines zones.

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