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AVEC LE SNUipp-FSU : "108 h... C’est nous qui décidons ! On récupère l’APC."

APC : LE SNUipp-FSU PREND POSITION

vendredi 3 octobre 2014

* AVEC LE SNUipp-FSU : « 108 h … C’EST NOUS QUI DÉCIDONS ! »

* LES APC, C’EST PAS LA PANACÉE !

* VERS UN VRAI STATUT POUR LES ENSEIGNANTS DU PREMIER DEGRÉ !

* NON MAIS T’AS VU MES HEURES ?!

* CONSIGNE SYNDICALE : LE SNUipp-FSU 11 CONSULTE LA PROFESSION.

AVEC LE SNUipp-FSU : « 108 h... C’est nous qui décidons »

Depuis plusieurs années les enseignants des écoles voient leurs conditions de travail se dégrader : temps et charge de travail toujours plus lourds, nombre d’élèves toujours plus important, absence de formation continue, pression hiérarchique plus forte et salaire en berne. C’est ce que confirme l’OCDE dans sa dernière publication "regards sur l’éducation" :
- les enseignants des écoles français font partie de ceux qui ont le plus haut niveau de qualification avec un salaire inférieur de 17% à la moyenne de l’OCDE pour une durée annuelle de travail supérieure de 142 heures.
- À conditions de recrutement égales, les Professeurs d’École perçoivent en moyenne 30 % de moins que les enseignants du second degré !
- Les enseignants des écoles français font beaucoup d’heures, dont beaucoup ne sont pas reconnues par l’institution. Cette situation est accentuée par la réforme des rythmes scolaires qui se met en place à marche forcée et qui a déjà des conséquences importantes sur nos conditions de travail et notre pouvoir d’achat. En outre, notre profession connaît un réel manque d’attractivité et subit une crise du recrutement sans précédent. Ce qui conduit à un recours important aux contractuels. La situation n’est plus tenable, il faut que cela change !

Pour toutes ces raisons, le SNUipp-FSU a demandé à la ministre d’ouvrir des discussions pour « aboutir à une programmation rapide alignant les salaires et les perspectives de carrière des professeurs des écoles sur celle du second degré. » En outre, exigeant que des discussions s’ouvrent aussi sur notre temps de service dans la perspective d’une réduction de celui-ci vers les 18h, le SNUipp-FSU a dénoncé le cadre des 108h et demandé la fin des APC comme première étape. L’intérêt des APC est loin d’être partagé. Reliquat de l’aide personnalisée, ce dispositif ne répondant ni à la difficulté scolaire ni à l’ambition d’ouverture culturelle, doit être abandonné.

C’est dans ce cadre et pour peser sur l’ouverture de discussions que le SNUipp-FSU appelle les équipes d’écoles à utiliser librement ce temps , comme première reconnaissance de la globalité de leur travail. Enfin, en tant que professionnels, nous avons besoin de confiance et, à ce titre, nous appelons à ne faire remonter aucun document de contrôle des 108 heures (tableaux, compte-rendus,...).

" 108 heures, c’est nous qui décidons : on récupère les APC ! "

- en utilisant librement les heures d’APC en fonction du projet arrêté par les équipes. 

-  en ne faisant remonter aucun document de contrôle des 108 heures (tableaux, compte-rendus,...).

L’administration doit enfin reconnaitre la professionnalité des professeurs des écoles. Pour transformer l’école, les conditions d’exercice du métier doivent s’améliorer, la confiance instaurée et l’engagement professionnel des enseignants pleinement reconnu.

LES APC, C’EST PAS LA PANACÉE !

Les APC sont le reliquat de l’aide personnalisée (AP) instaurée par le sinistre DARCOS en 2008.

En instaurant les 108h annualisées et le dispositif d’aide personnalisée, la réforme de 2008 a réduit le temps élève à 24h hebdomadaire, ce faisant elle a spolié tous les élèves d’une année scolaire dans le cursus primaire.De plus, en prétendant que l’aide personnalisée allait tout résoudre, cette réforme a entraîné la fermeture de nombreux postes d’enseignants spécialisés (maître E et G) et contribué au démantèlement des RASED. Depuis, la réforme des rythmes n’a rien amélioré ; elle n’a fait qu’entériner la perte d’une année d’école pour tous les élèves et laisser les RASED en piteux état dans l’incapacité de répondre à la difficulté scolaire partout où il y a des besoins.

Le passage des deux heures d’AP à l’heure d’APC est le fruit d’un compromis que nous savions d’emblée inacceptable : en allégeant d’une heure l’activité devant élèves des enseignant-es, le ministère feint de reconnaître leur surcharge de travail tout en donnant l’illusion de répondre aux problématiques de difficulté scolaire et en laissant croire aux communes qu’il contribue aussi aux TAP. Sur tous ces plans, le maintien de cette heure relève seulement de l’affichage : dans un contexte de mise en place chaotique de réforme des rythmes, elle complique les conditions de travail pour les enseignant-es plus qu’elle ne les améliore. Par ailleurs, l’APC participe au renforcement des inégalités territoriales et sociales en prenant le plus souvent la forme de rattrapage scolaire pour les élèves de milieux défavorisés et en réservant l’ouverture culturelle aux plus favorisés.

Depuis leur mise en place, ni l’aide personnalisée, ni les APC n’ont démontré leur efficacité réelle pour la réussite des élèves. Force est de reconnaître que la prise en charge de la difficulté scolaire doit faire l’objet d’un traitement spécifique et sérieux qui ne peut pas se limiter à une prise en charge aléatoire.

Avec les contraintes d’organisation liées aux nouveaux rythmes et la perspective de nouveaux programmes, elles paraissent plus inadaptées encore. C’est pourquoi nous demandons la fin des APC et nous appelons les équipes d’écoles à utiliser librement ce temps.

VERS UN VRAI STATUT POUR LES ENSEIGNANTS DU PREMIER DEGRÉ !

Sans tabou, sans états d’âme, exigeons l’alignement de nos salaires, horaires et perspectives de carrière sur le second degré.

Avec leur syndicat emblématique le SNES-FSU, nos collègues du second degré ont gagné, par le rapport de force qu’ils ont su créé, un statut solide où leurs obligations réglementaires de service sont clairement définies et leurs droits respectés. Pour les enseignants du premier degré, il est inacceptable, d’une part, de vivre le déclassement salarial, de faire beaucoup d’heures dont beaucoup ne sont pas reconnues par l’institution et, d’autre part, de travailler sous le régime d’obligations de service floues et laissant la porte ouverte à de trop nombreuses dérives.

NON ! Les enseignant-e-s des écoles ne sont pas taillables et corvéables à merci !

À l’instar du second degré, il est temps que nos obligations de service soient clairement définies. Ainsi, les rémunérations, perspectives de carrière et temps de travail (18h) doivent être alignés sur le second degré, avec comme première mesure l’alignement de l’ISAE pour tous les enseignant-es du premier degré sur l’ISOE du second degré.

À conditions de recrutement égales : même salaire, mêmes horaires, mêmes droits ! Ensemble enclenchons le rapport de force avec le SNUipp-FSU !

Au moment où le manque d’attractivité de notre métier conduit à une crise sévère du recrutement, au moment où l’Éducation Nationale est obligé de recourir de façon importante aux contractuels pour qu’il y ait un adulte dans chaque classe à la rentrée...

Il est légitime que nous posions l’exigence de revalorisation de notre profession pour que chaque élève, quels que soient son origine sociale, son lieu d’habitation,... puisse bénéficier tout au long de son cursus scolaire d’enseignants formés, motivés et reconnus.

Il est temps d’expliquer à l’opinion publique, aux parents d’élève, l’imposture des 108h et le mensonge de l’APC, la perte d’une année scolaire pour tous les élèves et le démantèlement des RASED...

Il est temps d’opposer à cela les revendications fortes que nous portons avec le SNUipp-FSU : fin des 108h annualisées ; déconnexion du temps élève du temps enseignant : 18h pour les enseignants et mise en débat du retour au 27h d’école pour tous les élèves (avec programmes adaptés dans un véritable aménagement du temps de l’enfant) ; recrutement d’enseignants en nombre suffisant pour assurer un vrai plus de maître que de classe permettant 3 maîtres pour 2 classes ; réimplantation de RASED complet en nombre suffisant pour couvrir tous les besoins partout où c’est nécessaire.

Notre combat est légitime ! Il en va de l’avenir du service public d’éducation ! La réussite de tous les élèves et l’avenir de tous les enfants ne peut souffrir aucun calcul austéritaire !

NON MAIS T’AS VU MES HEURES ?!

sources

Note d’information

DEPP juillet 2013

Services d’accueil* 1h20/semaine/36 semaines 54 h
2 jours de pré-rentrée (2x6h) 12h
Temps de travail  : obligations de service (27h/sem/36sem) + travail invisible 44h/sem/36sem 1584h
TOTAL 1 650 H
Sans compter les jours de congés consacrés à la préparation de classe !

Cf ci-dessous DEPP

* La semaine de 4,5 jours , avec le mercredi matin, a rajouté un accueil de plus par semaine. Soit pour 36 semaines = 360 min soit 6 heures de plus !

Pour rappel, la durée légale de travail est fixée à 1 607 heures maximum par an.

L’enquête de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) publiée en juillet 2013 (données 2010) arrive à une moyenne de 44h (44h07 exactement et 45h26 pour les directeurs d’école).

Les jeunes enseignants. Cette enquête de la DEPP souligne le très fort investissement des jeunes enseignants. En effet, selon l’étude, ils travaillent 52 heures par semaine (temps de préparation de leur classe augmenté en général).

Travail invisible pendant les congés. Autre enseignement de cette enquête, c’est le nombre non négligeable de jours de congés qui est consacré à la préparation de la classes : il est en moyenne de 20 jours travaillés totalement ou partiellement par an avec des différences importantes, les plus jeunes notamment, déclarant 27 jours de congés travaillés.

CONSIGNE SYNDICALE :

LE SNUipp-FSU 11 CONSULTE LA PROFESSION.

Suite à nos débats en RIS, le SNUIPP-FSU11 vous propose la démarche suivante :

1) Se réunir rapidement en conseil des maîtres pour s’emparer collectivement de la consigne syndicale : "108 h, c’est nous qui décidons... :

- en utilisant librement les heures d’APC en fonction du projet des équipes.
- en ne faisant remonter aucun document de contrôle des 108 h (tableaux, compte-rendus...)

On récupère les APC comme première reconnaissance de la globalité de notre travail !"

2) Informer le SNUipp-FSU 11 en remplissant le questionnaire rapide sur notre site ou par mail ou tél, tout moyen d’informer est possible.

CONSULTATION APC : C’est vous qui décidez

Mail : snu11@snuipp.fr

Téléphone : 04 68 72 04 76 ou 04 68 32 07 99

3) Le SNUipp-FSU11 coordonnera l’action et rendra compte des remontées obtenues lors de plusieurs réunions de secteurs la semaine du 13 au 17 octobre (dates précisées par lettre électronique).

4) Une fois l’action lancée, le SNUipp-FSU 11 mettra à votre disposition des modèles de lettre à adresser à l’administration.

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