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La FGR-FP : c’est quoi et quel est son avenir ?

vendredi 9 mars 2012

* petit rappel d’histoire...et d’actualité

* pourquoi se pose-t-on la question de l’avenir de la FGR-FP ?

Petit rappel d’histoire...et d’actualité :

La FGR-FP est une association de défense des intérêts des retraités des fonctions publiques, née en 1936. Elle regroupe des retraités restés adhérents de leurs syndicats respectifs et des adhérents « directs ». Elle a été la seule organisation de retraités interdite par le gouvernement de Vichy. Elle a poursuivi ses activités dans la clandestinité et s’est reconstituée en 1944. Le maintien de l’unité d’action des retraités issus de métiers ou de syndicats différents est une particularité de la vie de la FGR-FP depuis cette date et ce malgré quelques scissions syndicales qu’elle a su traverser sans sombrer ni se déchirer (1948 et plus près de nous 1992). Elle est constituée de certains syndicats de la FSU, de l’UNSA, de Solidaires et de FO ainsi que d’adhérents « directs » issus du milieu associatif ou à titre individuel.

Pour ce qui concerne la FSU, être adhérent à un syndicat tel que SNUipp ou SNES par exemple suffit à intégrer la FGR-FP lors de son passage à la retraite. Ce n’est pas le cas pour un syndiqué du SNU Pôle Emploi ou du SNU Clias entre autres, qui eux n’ont pas cet accord avec la FGR-FP. Ce qui pose d’ailleurs un problème car dans l’intersyndicale nationale, la FSU ayant quelques soucis pour se faire accepter par certains « partenaires » en tant que telle, certains de ses syndicats nationaux ne sont pas de fait représentés lorsque des initiatives sont décidées au sommet. Ce qui n’est pas le cas notamment pour l’UNSA qui elle participe à l’intersyndicale à double titre, en tant que UNSA et en tant que membre de la FGR-FP. Heureusement pour nous, c’est plus simple dans les départements malgré quelques réticences des uns ou des autres.

Pourquoi se pose-t-on la question de l’avenir de la FGR-FP ? L’actualité nous conduit à réfléchir à nouveau à cette question sachant que cela constituera un des enjeux du prochain congrès national de la FGR qui va avoir lieu les 12-13-14 juin 2012 à Narbonne. Nous en avons parlé lors de notre assemblée générale du 16 janvier dernier.

Au dernier congrès national (juin 2010 à Pau) Jacques Maurice l’ancien secrétaire général de la FGR avait clairement posé le dilemme en ces termes : faut-il garder la FGR en l’état, la transformer ou la saborder ? Il s’appuyait sur le fait vérifiable que de nombreux syndiqués, une fois à la retraite, restent attachés à leur syndicat et continuent à y militer ou défiler sous sa bannière. D’où l’idée de Jacques Maurice de « rendre les syndiqués à leurs syndicats respectifs » et de ne garder à la FGR que les adhérents directs tout en cherchant à étendre son audience.

Mais on ne peut faire état de cette option sans signaler quels sont les rapports de forces actuels au sein de la FGR. D’une part, en 2010, 18% des adhérents étaient non syndiqués donc adhérents directs. Cette proportion diminue d’année en année. D’autre part, le poids des syndicats FSU est désormais équivalent à celui des syndicats UNSA. Ainsi se pose la question de la gouvernance de la FGR dans le pays et dans les départements. L’influence de la FSU est grandissante et nous occupons actuellement 2 postes sur 5 dans le secrétariat général. Un nouvel équilibre est envisageable à l’issue du congrès de Narbonne.

Pour ce qui concerne la FSU et ses syndicats, les choses sont claires : nous militons pour conserver cette structure unifiante qu’est la FGR-FP pour les retraités des 3 fonctions publiques et reconnue à la fois par les autorités politiques et par les organisations syndicales confédérées. Il semble que notre position quant à l’avenir de la FGR soit comparable à celle des autres organisations syndicales de la FGR telles Solidaires, FO et même l’UNSA, même si celle-ci n’a pas fait connaître officiellement sa position. Donc tout risque immédiat de voir disparaître voire simplement se transformer la FGR semble écarté ; mais c’est le congrès de Narbonne qui devra statuer.

Pour ce qui nous concerne, à la SFR-FSU de l’Aude, nous avons travaillé dernièrement sur la motion revendicative soumise à amendements. Notre camarade Jean MARTIGNOLLES qui siège à la commission exécutive (CE) de la FGR 11 était mandaté pour les présenter le 10 janvier dernier aux membres de la CE. Certains d’entre eux ont été intégrés. Lors d’une prochaine réunion de bureau de la SFR-FSU nous continuerons à réfléchir sur cette motion revendicative pour les deux années à venir en essayant d’intégrer les lourdes questions actuelles qui touchent à la mutation de la société. Nous participerons à l’assemblée générale de la FGR 11 le 24 avril comme nous le faisons depuis quelques années en y apportant notre contribution. Mais il nous reste beaucoup à faire pour que la FSU Aude tienne la place qui doit être la sienne au sein de la FGR-FP de notre département.

Alain CAZANAVE

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