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CARTE SCOLAIRE 2014 : MOBILISATION DES ÉCOLES, LES ÉLUS SOUS PRESSION ! Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) du 17 avril boycotté.

vendredi 18 avril 2014

Dès 9h00 du matin, une foule importante de manifestants s’est massée dans la rue de la Préfecture : parents d’élèves mobilisés et enseignants en grève, main dans la main, pour lutter contre une fermeture ou revendiquer une ouverture de classe.

Ce rassemblement est à ranger dans le palmarès des rassemblements pour l’École les plus bruyants, revendicatifs et déterminés. De nombreuses pancartes, banderoles et autocollants haut en couleurs et fort en revendication portaient haut l’exigence de moyens pour une école de qualité dans notre département.

Sigean, Lavalette, Caunes, Peyriac-Minervois, Sallèles, Argeliers, Carcassonne, IME les hirondelles de Narbonne, Fendeille, Castelnaudary, Caux-et-Sauzens, Mouthoumet, Cuxac, Coursan, Puichéric... de nombreuses écoles mobilisées, soutenues pour la plupart par leurs élus municipaux écharpes tricolores bien en vue, ont répondu à l’appel à manifester devant la Préfecture ainsi que des collègues présents par solidarité avec cette juste lutte.

SIÉGER OU BOYCOTTER ?

Participer à ce CDEN était, pour nous FSU, important pour plusieurs raisons :

- pour faire remonter rapidement nos demandes au moment où sont en train de se décider les arbitrages budgétaires suite à la nomination d’un nouveau gouvernement ;
- afin de profiter de la grève réussie et de la mobilisation présente pour faire pression sur le représentant de l’État dans l’Aude, Monsieur le Préfet. Un préfet a aussi le pouvoir de proposer des évolutions à la carte scolaire comme c’est le cas cette année dans le Lot :

LIRE L’ARTICLE DANS LA DÉPÊCHE DU MIDI

- afin de ne pas retarder les opérations départementales de mutations de nos collègues déjà suffisamment bousculées par le report de la carte scolaire après les élections municipales. Ce boycott va entraîner la publication d’une circulaire mouvement (pour les personnels du premier degré) incomplète et susceptible de changement. Nous appelons les professeurs d’école et les instituteurs à la plus grande vigilance.

NOTRE CHOIX ÉTAIT CLAIR.

En outre, cela nous aurait permis de demander le soutien des parents d’élèves et des représentants des élus audois (maires, conseillers généraux) pour déposer en main propre au préfet une demande d’audience en urgence auprès du Ministre de l’Éducation Nationale, échelon pertinent pour obtenir maintenant une rallonge budgétaire. Inutile de faire durer le suspens plus longtemps : la situation de notre département est telle que des mesures d’exception s’imposent pour faire face aux sureffectifs et tenir compte des caractéristiques à la fois rurales et sociales des écoles, collèges et lycées audois. Ce n’est pas un redéploiement que nous demandons (les autres départements de notre académie n’étant guère mieux lotis) ni un changement de règles de répartition : nous exigeons un collectif budgétaire immédiat de 120 postes pour le premier degré et 80 postes pour le second degré pour rattraper le retard accumulé par notre département depuis près de 10 ans et pour assurer une rentrée 2014 qui enclenche enfin une relance de l’Éducation.

Forts de notre analyse, nous avons engagé une discussion âpre avec les représentants des élus audois. Ces derniers ont fait le choix de boycotter le CDEN, avec la FCPE et l’UNSA, prenant le risque de voir la forte mobilisation d’aujourd’hui retomber comme un soufflet dans l’attente d’un CDEN de repli, coquille vide reconvoquée à la veille des vacances scolaires de printemps, peut-être même en l’absence du préfet. Pour la FSU, organisation majoritaire dans l’éducation nationale dans l’Aude comme partout en France, l’unité n’est pas un vain mot, aussi souhaitant préserver une démarche commune avec tous nos partenaires, nous nous sommes associés à la décision de boycott du CDEN.

DIALOGUE VIF AVEC LES REPRÉSENTANTS DES ÉLUS AUDOIS (Maires, conseillers généraux).

Ne pouvant donc le faire en CDEN, nous avons interpellé publiquement dans la rue les représentants des élus audois. Nous leur avons rappelé que, dès le CDEN du 20 décembre 2013, au nom de la FSU, nous les avions alertés de la situation catastrophique de notre département laissé au ban des 60 000 postes.

LIRE NOTRE DÉCLARATION DU 20 DÉCEMBRE 2013

À cette époque, cela nous avait valu la diatribe partisane de M. Baro (vice-président du conseil général) assimilant les propos de la FSU à la « période stalinienne » et nous accusant de faire le lit de la droite et de l’extrême droite.

Au nom de la FSU, publiquement, devant les écoles mobilisées, nous avons demandé aux élus audois de lutter dans le même sens que nous, pour obtenir, dans un cadre unitaire (élus, parents, enseignants), une audience en urgence auprès du nouveau ministre de l’Éducation Nationale. À cette occasion, les élus nous ont informés de la démarche unilatérale du président du Conseil Général qui aurait soi-disant déjà pris les devants pour être reçu en solo au ministère de l’Éducation Nationale. Découvrant cela, au nom de la FSU, nous avons exigé que des représentants de toute la communauté éducative -élus, parents, enseignants- participent à l’éventuelle audience au ministère de l’Éducation afin qu’unis, tous ensemble, ils témoignent de l’urgence de la situation audoise d’une part et, d’autre part, qu’ils puissent rendre compte des négociations en toute transparence. Notre demande a été soutenue par l’UNSA que nous remercions de s’être ralliée à cette position. Au lieu de cela, les élus du conseil général, fort gênés, nous ont vaguement suggéré de faire aussi, de notre côté, une demande d’audience au ministère ou bien de laisser oeuvrer le président du conseil général de l’Aude...Ou comment tirer à soi la couverture et récupérer le mécontentement populaire, tout en étouffant une mobilisation bien gênante pour les petits copains du gouvernement (petits copains qui s’apprêtent à mettre en œuvre un plan violent d’austérité de 50 milliards d’économies qui ne sera pas sans conséquence sur les cartes scolaires à venir !). Et bien non ! À la FSU, ce n’est pas là notre vision du débat démocratique et de l’action citoyenne : à la délégation de pouvoir nous préférons la participation active ! Ce sont nos mobilisations, notre engagement militant et notre appui au candidat Hollande qui sont venus à bout du gouvernement Sarkozy. Après les résultats catastrophiques des élections municipales, les élus audois seraient bien inspirés de ne pas oublier cela et de le rappeler en haut lieu !

LA LUTTE CONTINUE.

C’est pourquoi, fort des valeurs humanistes et sociales que nous défendons, au nom de la FSU organisation syndicale de transformation sociale, nous demandons que les justes revendications portées par les parents d’élèves et nos collègues soient respectées, écoutées et entendues.

Notre démarche est claire : elle porte la défense loyale et résolue des écoles, collèges et lycées de notre département, elle plaide pour l’amélioration sans tarder des conditions de travail et d’apprentissage ! Dans l’unité des personnels, des parents d’élèves et des municipalités, c’est cette démarche que nous continuerons de porter dans les jours qui viennent auprès des élus, et auprès des autorités compétentes lors du CDEN reconvoqué (à l’heure où nous publions ces lignes nous attendons la date de repli).

Pour que notre démarche ait des chances d’aboutir nous demandons à toutes les écoles en lutte de rester mobilisées et visibles jusqu’à ce que réponse nous soit donnée. Par ailleurs, nous appelons l’ensemble des collègues à apporter leur soutien aux actions qui ne manqueront pas de se décider dans les jours à venir.

Bon courage à toutes et à tous, la lutte doit payer, il en va de l’avenir de nos élèves et des conditions de travail de tous les enseignants.

LA MOBILISATION AUDOISE EN VIDÉO

MOBILISATION DEVANT LA PRÉFECTURE, LES INTERVENTIONS DE LA FSU 11, MANIF DANS LES RUES DE CARCASSONNE, PARENTS D’ÉLEVES MOBILISÉS ! NOUS NE LÂCHERONS RIEN !

Parents d’élèves mobilisés !

Au mégaphone, Jean-Louis BURGAT, Secrétaire Départemental SNUipp-FSU 11

Suite intervention FSU 11 devant la Préfecture

Philippe DÉCHAUD, Secrétaire Départemental de la FSU de l’Aude

Manifestation dans les rues de Carcassonne (1)

Manifestation dans les rues de Carcassonne (2)

Manifestation dans les rues de Carcassonne (3)

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