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CTSD DU 21/06/2019 : CARTE SCOLAIRE,ULIS...

dimanche 23 juin 2019

Quelques ajustements de carte scolaire, précision concernant l’inscription des élèves ULIS dans leur classe d’âge...

I] CARTE SCOLAIRE : ajustements

AUTISME  : Sur la dotation ministérielle, le rectorat a attribué 2 moyens supplémentaires à notre département dans le cadre du plan « autisme ». Ces 2 moyens sont ouverts pour créer :
- un poste de référent TSA (Trouble du spectre de l’autisme), ce professeur sera chargé de produire des « outils » et d’accompagner les enseignant.es du 1er et 2nd degrés en charge d’enfants autistes
- une classe unité d’enseignement en maternelle autisme (UEMA) qui serait implantée à la rentrée prochaine sur l’école de Bages. Deux associations ont déposé leur dossier avant le 16 juin. Une commission le 2 juillet devrait arrêter la décison définitive. l’UEMA et la formation des personnels devrait être lancée dès la rentrée.

CARTE SCOLAIRE : la réserve de poste était de 1,9 postes.
- Ouverture à l’école primaire YVONNE GISCLARD CAU MAQUENS de Carcassonne et attribution d’une décharge de direction de 0,08
- attribution d’une décharge de direction à l’école de Bages pour l’accueil de la classe UEMA : 0,25
- attribution d’une décharge de direction de 0,17 à la direction de l’école Voltaire pour la mise en place d’un Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisés (PIAL) de circonscription. Dans le cadre des promesses présidentielles de dédoublement des GS en Education prioritaire, de GS, CP et CE1 à 24 élèves maximum, la DASEN indique ne pas avoir l’intention de fermer de classes même si une évolution à la baisse est constatable. L’abaissement des effectifs en gs cp ce1 pourrait entrainer l’ouverture de classes, c’est à travailler avec les municipalités pour la question des locaux ; cela demande une préparation importante à étaler sur les 3 ans à venir. Pour la rentrée 2019, cela se fera partout où cela sera possible sans qu’il y ait d’augmentation dans les autres niveaux. Cela correspond à une demande que, pour la FSU, nous avons formulée en déclaration liminaire ! Pour cette rentrée 2019, la DASEN attendra la rentrée pour effectuer les derniers ajustements et elle pourrait utiliser les moyens de postes G non pourvus pour ouvrir des classes. Écoles placées sous surveillance pour ouverture à la rentrée de septembre
- L’Olivette élémentaire Vinassan
- Bourg élémentaire Narbonne
- Blum élémentaire Narbonne
- Cezelly élémentaire Narbonne
- Barbes élémentaire Carcassonne
- La Gravette Carcassonne (vigilance sur l’augmentation des CE1)
- Marcou et Liberté maternelle Carcassonne
- Chavernac élémentaire Coursan
- Durban maternelle
- André Pic élémentaire Port-La-Nouvelle

ULIS-ECOLES, la demande que nous avons formulée pour la FSU était claire : extrait de notre déclaration : « Concernant les Ulis écoles, la décision de scolariser dès la rentrée tous les enfants en situation de handicap comme « auditeurs libres » dans leur classe d’âge sème le trouble et une grande inquiétude dans les écoles. Cette décision risque fort de mettre ces élèves en situation de grande souffrance. Les années précédentes, ces élèves étaient accueillis dans un dispositif rassurant ; il était tenu compte de leur fragilité, de leur niveau scolaire et, sur la base d’un projet raisonné, leur était proposé, en petit groupe, des activités d’apprentissage adapté à leurs capacités et les invitant à progresser. Une fois, l’élève rassuré, mis sur la dynamique du progrès individuel, il était inclus dans différentes classes oridnaires pour suivre ponctuellement des apprentissages à la hauteur de ses progrès. Aujourd’hui, Le statut d’auditeur libre sans réel objectif d’apprentissage en classe ordinaire va très vite provoquer stress et souffrance chez ces élèves et au pire faire exploser les cadres de travail des classes ordinaires. Et c’est l’ensemble de la communauté éducative enseignant.es comme parents qui est très inquiète de cette décision et ne perçoit pas réellement l’intérêt d’un tel fonctionnement. Pour toutes ces raisons, la FSU vous demande de revenir sur cette décision. » La DASEN et l’IEN ASH parlent d’incompréhension et tiennent à lever l’inquiétude des écoles : les élèves d’ULIS pourront comme les autres années être scolarisés en classe ULIS, l’objectif étant bien entendu leur inclusion dans les classes ordinaires selon les progrès réalisés et les compétences de chaque élève comme nous l’indiquions dans notre déclaration. Cette mise au point permet de lever toute ambiguïté sur la scolarisation des élèves ULIS : c’est bien sur la base d’un projet raisonné proposé par l’enseignant.e du dispositif ULIS que chaque élève pourra être inclus en classe ordinaire sur des temps d’apprentissage lui permettant de progresser.

II] FORMATION CONTINUE : Plan départemental de formation : La période de candidature s’étalera dans la 1ere quinzaine de septembre. Soyez vigilant.e dès la rentrée pour postuler à un stage de formation continue.

DÉCLARATION LIMINAIRE DE LA FSU 11 au CTSD du 21 juin 2019

Cette année scolaire, le ministre Jean-Michel Blanquer a réussi un exploit incroyable : unir la communauté éducative contre l’ensemble de sa politique et de ses réformes. Que ce soit du côté des chercheurs, des parents d’élèves ou des enseignant.es, l’inquiétude et la colère sont grandes devant les réformes du lycée et du baccalauréat, de la voie professionnelle, la loi dite de la « confiance » et l’ensemble des transformations du système éducatif imposées par le ministre. Ecole du tri social, autoritarisme et assujetissement des personnels, néo-management, pilotage par les évaluations et mise en concurrence, précarisation du métier avec l’embauche d’étudiant contractuels,... Augurant de la destruction de la Fonction Publique à venir, ces bouleversements font perdre à l’école ses dimensions égalitaire et émancipatrice. Ils vont accroître les inégalités, renforcer les déterminismes sociaux, sans apporter de vraies réponses aux urgences de démocratisation du système éducatif.

Pour parachever le démantèlement de l’Ecole, le ministre a publié sa circulaire de rentrée 2019 qui confirme sa vision conservatrice et réductrice des apprentissages avec de nouvelles injonctions pédagogiques et autres guides des bonnes pratiques. Pour la FSU, la circulaire de rentrée et les "recommandations" qui l’accompagnent sont un retour en arrière aux programmes de 2008 : faut-il rappeler la place de JM Blanquer dans l’organigramme de Ministère de l’EN entre 2008 et 2012 ? Faut-il également rappeler que les plus mauvais résultats aux évaluations internationales des élèves français, en 2015 pour PISA et en 2016 pour PIRLS… sont le fait d’élèves ayant passé toute leur scolarité sous l’égide des programmes de 2008 !!!

Sourd à la large contestation qui s’est exprimée lors de nombreuses actions en cette fin d’année, le ministre passe en force. Il est l’unique responsable de cette situation de crise et de défiance. En s’arque-boutant sur ses projets réactionnaires, il prend le risque d’une rentrée sous tension.

A l’ordre du jour de ce CTSD, la carte scolaire de notre département. Abaissement des effectifs  : En premier lieu, Mme la Directrice Académique, pour la FSU, nous souhaiterions savoir comment vous allez mettre en pratique les promesses présidentielles de dédoublement des GS en Education prioritaire, de GS, CP et CE1 à 24 élèves maximum et la poursuite des dédoublements sans budget supplémentaire. Nous formulons le vœu que, pour cette rentrée, cela se fasse, sans redéploiement de postes, seulement là où c’est possible sans désorganiser les écoles. C’est à dire que l’abaissement des effectifs à 24 en CP et CE1 n’entraînent pas de sureffectifs dans les autres niveaux. De même, nous refusons que cela entraîne une réorganisation de structures allant dans le sens de fusions d’écoles. Pour la rentrée 2020, nous demandons que le budget alloué permette de respecter ces conditions. Le levier important pour la réussite des élèves que constitue la baisse des effectifs ne doit pas être un simple effet de politique vitrine (comme cela a été le cas avec les PDMQDC tous fermés pour assurer des dédoublements non financée) mais il doit faire l’objet d’un véritable engagement de l’Etat. Concernant les Ulis écoles, la décision de scolariser dès la rentrée tous les enfants en situation de handicap comme « auditeurs libres » dans leur classe d’âge sème le trouble et une grande inquiétude dans les écoles. Cette décision risque fort de mettre ces élèves en situation de grande souffrance. Les années précédentes, ces élèves étaient accueillis dans un dispositif rassurant ; il était tenu compte de leur fragilité, de leur niveau scolaire et, sur la base d’un projet raisonné, leur était proposé, en petit groupe, des activités d’apprentissage adapté à leurs capacités et les invitant à progresser. Une fois, l’élève rassuré, mis sur la dynamique du progrès individuel, il était inclus dans différentes classes oridnaires pour suivre ponctuellement des apprentissages à la hauteur de ses progrès. Aujourd’hui, Le statut d’auditeur libre sans réel objectif d’apprentissage en classe ordinaire va très vite provoquer stress et souffrance chez ces élèves et au pire faire exploser les cadres de travail des classes ordinaires. Et c’est l’ensemble de la communauté éducative enseignant.es comme parents qui est très inquiète de cette décision et ne perçoit pas réellement l’intérêt d’un tel fonctionnement. Pour toutes ces raisons, la FSU vous demande de revenir sur cette décision. Concernant les Ulis collèges, la rentrée s’annonce très tendue dans nombre de collèges audois, dont ceux du narbonnais. Comme l’an passé, les dispositifs Ulis s’annnoncent en sureffectif bien au-delà des préconisations à 10 des textes officiels. Certains ULIS étant déjà à 14 ou 15 élèves prévus avec des élèves relevant de l’ARS qui, faute de place en établissements spécialisés, se retrouvent là par défaut. En outre, le manque de place dans les ULIS narbonnaises va entraîner le déplacement d’élèves en situation de handicap de Cuxac ou bien Marcorignan jusqu’à Port-La-Nouvelle. Cela va peut-être occasionner des défections et, sûrement beaucoup de fatigue et de temps perdu, du découragement pour ces familles et ces élèves. C’est pourquoi la FSU vous demande, madame la DASEN, de revoir l’affectation de ces élèves. Des solutions doivent être trouvées pour à la fois permettre une affectation au plus près du domicile et aussi éviter les sureffectifs dans les dispositifs ULIS-collège. Pour conclure sur cette question, la FSU vous demande de communiquer aux membres du CTSD les effectifs prévus pour chaque ULIS école et collège, les éventuelles listes d’attente et le nombre d’élèves relevant d’établissements de l’ARS accueillis en ULIS. Au sujet des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL), la précipitation du ministère nous inquiète car pour la FSU, le PIAL ne répond ni aux besoins ni aux urgences des élèves en situation de handicap. Bien au contraire, les annonces de JM Blanquer vont enfermer les AESH dans un entonnoir de mutualisation forcée, avec comme objectif la réduction du nombre d’heure d’accompagnement prévues par la MDPH. Le renforcement de la hiérarchie (IEN et chef d’établissement), des temps partiel imposés empêchant nos collègues AESH de sortir de la précarité, ne font que renforcer nos craintes. Pouvez-vous nous dire comment cette mesure est envisagée dans notre département ?

Mme la Directrice Académique, c’est l’Ecole Publique que nous défendons aujourd’hui, notre bien commun à toutes et tous pour ses principes d’égalité, d’émancipation, de lutte contre les injustices sociales et ce sont ces valeurs qui, nous le croyons, nous guident tous et toutes. Nous ne voulons pas de l’école du tri social que nous prépare le ministre, celle des inégalités exacerbées et nous continuerons à nous mobiliser pour un autre projet pour l’Ecole, pour les élèves, pour le service public d’Education. Dans un contexte de forte contestation sociale, de revendication d’égalité, de justice sociale, il est important de rappeler que les services publics en général, et l’école en particulier, sont des instruments indispensables d’égalité et de redistribution des richesses.

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