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SNUipp de l'Aude
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Les salaires dans la fonction publique |
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Dossiers
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CGT – FO – FSU - UNSA |
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| Janvier 2006 | ||||
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Dès qu’il est question de salaires dans la Fonction Publique, le gouvernement oppose aux revendications légitimes des fonctionnaires, des arguments inacceptables et un chantage entre emplois et salaires.
Les fédérations syndicales de la Fonction Publique entendent dans cette publication mettre en évidence les manipulations, exposer la situation salariale réelle, montrer qu’il est possible et utile d’augmenter les salaires dans la Fonction Publique. L’évolution du pouvoir d’achat ne peut être mesurée Des indicateurs soigneusement choisis Pourquoi la Rémunération moyenne des personnels en place (RMPP) n’est pas un indicateur pertinent pour mesurer l’évolution du pouvoir d’achat des agents ? La RMPP augmente automatiquement et permet d’afficher un « + » même en l’absence de revalorisation de la valeur du point ou de mesures catégorielles. Cet indicateur inclut en effet, les mesures générales d’augmentation du point d’indice pour l’année en cours et la répercussion en année pleine des mesures de l’année précédente, mais aussi : • L’effet des mesures catégorielles (revalorisation des grilles, reclassements), très souvent sectorielles, mais traduites sur la feuille de paie moyenne, qui n’existe que virtuellement ; Il existe aussi un autre indicateur, le salaire Moyen par Tête (SMPT) qui mesure le coût moyen d’un agent en intégrant les effets du remplacement des agents partis à la retraite par des personnels plus jeunes, moins payés. Selon ses besoins le gouvernement utilise l’un ou l’autre Dans les deux cas, les données – qui peuvent avoir leur intérêt en terme d’études et de prévisions budgétaires - ne mesurent nullement l’évolution réelle du pouvoir d’achat des agents de la Fonction publique. Le traitement indiciaire d’un fonctionnaire est le résultat d’une multiplication entre : La seule référence possible est la valeur du point La réalité de l’évolution du pouvoir d’achat Pouvoir d’achat de la valeur du point : Évolution entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2004
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par rapport à l’indice des prix hors tabac : - 5,6% En cumulé, mois après mois, les pertes de pouvoir d’achat sur la période représentent l’équivalent de plus d’un mois et demi de traitement. Cette évaluation en brut n’intègre pas la hausse des prélèvements : pour les actifs, au 1er janvier 2005, l’élargissement de l’assiette de la C.S.G. et du C.R.D.S. de 95 à 97 % de la rémunération brute et la cotisation pour la retraite additionnelle (5 % sur un montant plafonné à 20 % du traitement indiciaire) ; pour les retraités, l’augmentation du taux de la C.S.G. de 6,2 à 6,6 %. 2005 : nos actions ont permis de maintenir le pouvoir d’achat sur l’année Alors que le gouvernement avait clos les discussions salariales en décembre 2004 par l’annonce d’une mesure générale de 0,5% en février et 0,5% en novembre, les grèves unitaires du 20 janvier et du 10 mars, les manifestations du 10 février, la convergence de nos revendications avec celles des salariés du privé l’ont contraint à revoir cette décision. L’évolution de l’indice de rémunération a été portée au niveau de la prévision d’inflation. Cette décision, arrachée par notre détermination n’allait pas de soi. La création de l’indemnité exceptionnelle de sommet de grade, qui a oublié les non titulaires et ceux qui ont changé de corps sans changer d’indice, et prétend compenser la perte de pouvoir d’achat de ceux qui ne bénéficient plus d’avancement d’échelon, le prouve. Aujourd’hui, le ministre propose de la généraliser ! Les mesures pour la catégorie C : beaucoup de bruit pour pas grand chose L’obligation récurrente d’augmenter le minimum de rémunération pour le porter au niveau du SMIC, sans relèvement de l’ensemble de la grille a conduit à un écrasement insupportable. Par exemple, du premier au dernier échelon de l’échelle 3, il n’y a que 61 points d’indice (INM). La progression indiciaire dans l’échelle 4 est de 26%, celle de l’échelle 5 de 35%. La fusion des échelles 2 et 3 a été réalisée avec une telle parcimonie que les gains indiciaires s’avèrent tout à fait limités. Les personnels concernés ont raison d’être mécontents. Oui, il est possible d’augmenter les salaires dans la Fonction publique Contrairement à ce qui ressort de la campagne de désinformation menée par les pouvoirs publics, la part des richesses produites dans le pays, mesurée par le PIB, consacrée aux rémunérations des agents de l’Etat ne cesse de reculer. Entre 1999 et 2003, elle est passée de 4,38 % à 4,25 % (0,13 points qui représentent quelque 2 milliards d’Euros soit près de 3 % de la masse salariale). Le gouvernement s’est lui-même enfermé dans un certain nombre de contradictions, par son choix délibéré de se priver de recettes au travers d’une politique fiscale ni juste ni justifiée, qui ignore les besoins de solidarité et ceux des services publics. Par exemple, entre le « bouclier fiscal » et les exonérations sur les actions, les études les plus réalistes estiment que 25000 à 30000 foyers assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune bénéficieront d’un gain de 300 à 400 millions d’Euros. Les exonérations de cotisations patronales, dont l’efficacité pour la création d’emplois reste à prouver, coûtent chaque année 23 milliards d’Euros et jouent contre l’augmentation des salaires. Le gouvernement nous propose d’accepter une réduction du nombre d’emplois pour augmenter les salaires. Notre expérience dément cette opposition entre emplois et salaires. Nous connaissons aujourd’hui baisse de l’emploi et baisse des salaires. C’est inacceptable au regard des besoins du service public. Les salaires sont un élément de la croissance par la consommation. Ils influent ainsi sur l’emploi et sur les recettes fiscales et les ressources de la protection sociale. Augmenter les salaires des fonctionnaires, comme d’ailleurs ceux de l’ensemble des salariés, c’est socialement juste, et c’est économiquement efficace. |
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| Année 2004 : | ||||
Il faut négocier dans la Fonction Publique 0%=4 % ? Un tour de passe-passe Le «Salaire Moyen Par Tête» qui est une donnée statistique abstraite augmente ainsi mécaniquement. Mais chacun sait bien qu'il ne devient pas personnellement plus riche quand son collègue de travail est promu ! Et ces promotions sont rognées par l'inflation quand elles ne sont pas purement et simplement annulées. C'est bien la valeur du point d'indice qui est déterminante dans l'évolution de nos traitements. Dans le calcul du Ministre c'est la notion même du déroulement de carrière, principe de la Fonction Publique qui est contestée. Le ministre dit : « Nous avons une obligation de maîtriser les dépenses publiques » Le ministre dit : « nous sommes tous attachés en France à notre politique de régulation publique »
Et les retraités D'autres orientations en matière de finances publiques sont nécessaires. Elles passent par une autre dynamique de croissance, valorisant l'emploi et le pouvoir d'achat. Elles nécessitent aussi d'autres choix que ceux qui visent à affaiblir les recettes fiscales. |
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| Une perte de pouvoir d'achat sans précédent | ||||
| Evolution du pouvoir d'achat du point d'indice de 1992 à 2004 : | ||||
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| Indice des prix INSEE , ménage urbain, ouvrier ou employé, hors tabac | ||||
| Les annonces du gouvernement aggravent le retard constaté | ||||
| Evolution de l'indice des prix et du point d'indice de 2000 à 2004 : | ||||
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| Conséquences | ||||
| En cinq ans, à qualification constante, les pertes cumulées du pouvoir d'achat du point d'indice représentent plus d'un mois de salaire. | ||||
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