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La formation des Directeurs
 
 Ajouté le 22 août 2007
 
Bloquer… et débattre !

  Un « nouveau » ministre s’est installé rue de Grenelle. Le problème de la direction et du fonctionnement de l’école reste entier, la mise en oeuvre du protocole n’ayant pas apporté les réponses nécessaires. Le nombre de directions vacantes reste trop important. Les sanctions ont ajouté de la colère à l’exaspération !
  Le SNUipp continue à demander la réouverture de négociations sur la direction et le fonctionnement de l'école et l’annulation des sanctions.
Il intervient pour que cette question fasse partie des discussions annoncées par le ministère.
  Dès la rentrée, le SNUipp appelle à continuer le blocage administratif et, dans tous les départements, il réunira les personnels afin de débattre des suites de l'action. Il engage la préparation des Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école avant les vacances d'automne.

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 Ajouté le 20 février 2007
 

Service non-fait... à qui le tour ?

  Les sanctions financières contre les directrices et directeurs sont tombées sur le salaire du mois de janvier. Les collègues concernés l’ont constaté sur leur compte en banque puisqu’aucune notification officielle ne leur est parvenue…
  Un jour de salaire leur a donc été retiré pour « service non fait » alors qu’ils assument toutes leurs missions au service de leurs élèves et du fonctionnement de l’école. Le Ministre, le Recteur et l’Inspecteur d’Académie leur reprochent de ne pas avoir renvoyé l’enquête 19 que chacun des directeurs sanctionnés a renseignée. Ces collègues ont simplement appliqué des consignes syndicales tout en assumant pleinement leur travail.

  C’est la première fois que notre ministère retire un jour de salaire à des collègues qui travaillent. Continuer à exiger l’enquête 19 au mois de janvier… ubuesque ! Et cela dénote bien l’autoritarisme ambiant et en quelle estime notre fonction est portée par notre administration, à quelque étage que ce soit.
  C’est en effet très facile de pratiquer une hiérarchie descendante ! « J’applique les consignes venues d’en haut... » Et, sous le directeur d’école, il n’y a plus personne administrativement sanctionnable.

  Le ministère de l’Education Nationale et ses représentants locaux ont-ils subi des retraits pour service non fait ? Pourtant, des exemples ne manquent pas ! Les devoirs et obligations ne sont pas réservés aux directrices et directeurs. Des textes de loi non appliqués, ça existe ! Des engagements dont l’administration s’exonère, aussi.

  Tiens, prenons la question sur la médecine du travail et consultons le BO n°21 du 23/05/96. « Les agents (…) devront faire l’objet d’une visite médicale tous les cinq ans auprès du médecin de prévention. L’administration dont ils relèvent devra s’assurer du bon suivi de cette surveillance médicale qui présente un caractère obligatoire. »
  C’est clair, non ? Notre ministère est bien en situation de « service non fait » et devrait être sanctionné financièrement. Et ce manquement concerne une foule de haut-fonctionnaires puisque cela dure depuis 25 ans !... Bien sûr, cette carence de l’administration touche tous les enseignants, pas seulement les directeurs !

  D’autres exemples de « service non fait » ?
• Dans notre département, un stage de formation des nouveaux directeurs devait se dérouler sur 3 semaines à l’automne dernier. Eh bien, c’est seulement 3 jours qu’il a duré. Le reste du temps, les néo directeurs sont restés dans leur école. Certes, ils ont pu ainsi se mettre à jour d’un tas de choses, mais est-ce de la formation ça ?
• Sur la formation continue justement, n’est-il pas prévu un droit à 36 semaines sur toute la carrière pour tout collègue, organisées sur le temps de service… ce qui implique bien sûr des moyens de remplacement suffisants. Mais, chut !
• Sur les remplacements, qui doit « assurer la continuité du service public », qui ne peut subvenir à des dizaines de remplacements à longueur de semaines aux quatre coins du département ?
• Sur les frais de déplacements, comment font les personnels de Rased ou autres CPC pour couvrir leur secteur sur la durée d’une année scolaire quand le budget kilométrique qui leur est alloué s’épuise au bout de quelques semaines ?

  On le voit bien, la notion de « service non fait » est bien partagée ! Les pratiques ministérielles unidirectionnelles, relayées dans les départements, sont injustes et indignes de la Fonction Publique.

  Le 8 février, lors de la grève FP, une délégation intersyndicale audoise a rencontré Monsieur l’Inspecteur d’Académie pour lui remettre la pétition unitaire (SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SUD Educ, SDEN-CGT et SGEN-CFDT) qui a recueilli 350 signatures auprès de la profession. Nous avons redit à l’IA notre colère contre cet autoritarisme. Nous avons une nouvelle fois pointé le mépris dans lequel on tient ces 48 directeurs sanctionnés (et à travers eux, tous les directeurs) qui n’ont même pas eu l’honneur de recevoir, comme cela a été le cas dans nombre de départements, un courrier individualisé de leur supérieur hiérarchique notifiant le retrait effectif d’1/30 de salaire en janvier.

  A la question de savoir quelle pouvait être la suite, l’IA a dit ne pas avoir reçu d’autres instructions. On en resterait donc là ? Il est vrai, que réclamer l’enquête 19 à l’orée du printemps serait d’un ridicule…
  Quoi qu’il en soit, jusqu’à preuve du contraire, la consigne syndicale de blocage administratif court toujours. Et cela concerne tout document administratif du type enquête, compte-rendu,…

  La « mise au pas » voulue par le Ministre est une atteinte à la dignité de celles et ceux qui font leur travail quotidiennement et le seul intérêt de cette sanction financière est le renforcement de la mobilisation et des convictions de « travail fait » dans l’intérêt de l’Ecole Publique.

Alain CAZANAVE

  
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COMMENT DEVENIR DIRECTEUR D'ÉCOLE ?

RECRUTEMENT, LISTE D'APTITUDE

Une condition générale : justifier de 2 ans de services effectifs en qualité d'instituteur ou de P.E. dans l'enseignement préélémentaire ou élémentaire.
Les demandes d'inscription se font sur un imprimé auprès de l'inspection académique sous couvert de l'IEN de la circonscription qui portera un avis sur le dossier.

 

Une condition générale : justifier de 2 ans de services effectifs en qualité d'instituteur ou de P.E. dans l'enseignement préélémentaire ou élémentaire.
Les demandes d'inscription se font sur un imprimé auprès de l'inspection académique sous couvert de l'IEN de la circonscription qui portera un avis sur le dossier.
Les candidatures sont soumises à une commission départementale d'entretien (plusieurs commissions selon les départements) composée de l'IA ou son représentant, un IEN et un directeur d'école.

La commission donne son avis après examen du dossier et entretien avec chaque candidat. L'article 9 prévoit que les personnels déjà inscrits, sont dispensés d'entretien pendant trois ans après la première inscription.
Les personnels faisant fonction de directeur pour la durée d'une année ou qui ont été inscrits sur la liste d'aptitude d'un autre département sont dispensés d'entretien.
La liste d'aptitude est départementale et annuelle. Elle concerne aussi bien l'école maternelle que l'école élémentaire. Les candidats déjà inscrits mais qui n'ont pas été nommés doivent donc renouveler leur candidature annuellement. Elle est limitative (400% des postes de direction vacants dans le département). L'IA arrête la liste d'aptitude après avis de la CAPD.
L'article 5 prévoit une formation spécifique des personnels assumant les tâches de direction.

Un instituteur (ou professeur des écoles) inscrit sur la liste d'aptitude départementale et qui obtient sa permutation pour en un autre département est, sur sa demande, réinscrit sur la liste d'aptitude de ce département (sous réserve des délais de transmission des résultats).

Nomination des directeurs
Peuvent être nommés sur un poste de directeur d'école :
 - les directeurs d'école en fonction,
 - les enseignants inscrits sur la liste d'aptitude,
 - les directeurs d'école en fonction dans un autre département, après mutation,
 - les enseignants ayant été nommés au moins durant 3 années scolaires sur un poste de direction durant leur carrière.
Un seul mouvement est effectué pour les inscrits sur la liste d'aptitude et les directeurs déjà en place.

Question  : Un directeur d'école qui redevient adjoint (ou quitte son poste pour un autre sans direction) y compris dans son département, doit-il se faire réinscrire sur la liste d'aptitude et repasser l'entretien s'il veut à nouveau postuler pour un poste de direction ?
Réponse  : Oui, il faut qu'il soit réinscrit sur la liste d'aptitude. Il doit subir l'entretien sauf s'il en est dispensé par l'inspecteur d'académie conformément au décret de 1989.

FORMATION DES DIRECTEURS

La formation obligatoire est organisée départementalement, dorénavant durant le temps scolaire. Elle intervient pour partie avant la nomination (3 semaines), pour partie au cours de la première année d'exercice (2 semaines).
Elle porte sur :
1 - la connaissance des programmes de l'école primaire et des autres textes officiels s'y rapportant ;
2 - la connaissance de l'administration du système scolaire, du fonctionnement de l'école et des structures qui l'entourent ;
3 - les relations et l'information au sein de l'école et avec tous les partenaires de l'école ainsi que l'animation du travail de l'équipe pédagogique ;
4 - l'administration communale et ses responsabilités en matière scolaire.
Le stage dans l'administration communale se déroulera sur plusieurs journées consécutives ou non.
Les directeurs exerçant des responsabilités municipales peuvent effectuer ce stage auprès d'une association complémentaire de l'école ou d'une entreprise.
L'annexe au texte précise les contenus de la formation des directeurs.

Nomination - Retrait d'emploi
Les directeurs d'écoles maternelles ou élémentaires sont nommés (article 10) pour les écoles à deux classes et plus, par l'I.A. après avis de la CAPD et, depuis 1987 à partir d'une liste d'aptitude.
L'article 11 du décret précise, par ailleurs, que les instituteurs et P.E. nommés dans l'emploi de directeur d'école peuvent se voir retirer cet emploi par l'IA, dans l'intérêt du service, après avis de la CAPD. Il ne s'agit pas d'une mesure disciplinaire.

INDEMNITES

En vigueur depuis le 01 janvier 2003 Le taux annuel de l'indemnité de sujétions spéciales allouée aux directeurs d'école et aux directeurs d'établissement spécialisé est fixé à 925,44 Euros.
Indemnité majorée de 20% quand l'école est située en ZEP.

 
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Les évolutions depuis 1998

Extension du régime des décharges aux écoles de 5 classes. À la rentrée 2005, l’ensemble des directions d’écoles de 5 classes bénéficiera d’un quart de décharge.
Depuis le 1er janvier 2003, tous les directeurs d’école, quel que soit le nombre de classes de l’école qu’ils dirigent, perçoivent la même indemnité de sujétions spéciales (ISS) de 925,44 par an. Au total, sur deux ans, le montant moyen de l’ISS a doublé et presque triplé pour les directeurs d’école de 1 à 4 classes.
Les conditions d’accès à l’emploi de directeur d’école ont été assouplies.
(extraits du communiqué ministériel)

 
 
Les consignes du SNUipp pour la Direction d'école
 
 
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