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 CTPD et CDEN de mars 2010
 
CDEN : 10 heures entre cynisme et forte tension

  Le CDEN a démarré à 14 h 30 pour se terminer à 00 h 30 ! Les représentants de la FSU sont restés jusqu'au bout pour dénoncer une fois de plus la politique destructrice du gouvernement. 10 heures durant lesquelles l'ensemble des représentants des personnels, des élus et des parents d'élèves se sont confrontés au cynisme et à la froideur de l'administration, inapte à entrevoir quoi que ce soit d'autre qu'une logique purement comptable.

  Pendant près de dix heures, représentants du personnel, élus et parents d'élèves, ont subi l'attitude méprisante du secrétaire général de la préfecture dont le comportement scandaleux a suscité un profond émoi chez l'ensemble des protagonistes. Laconique suite aux diverses déclarations préalables : « je ne répondrai pas aux déclarations, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, poursuivez... ». Lorsqu'un représentant du personnel a fait part de ses regrets de ne pas voir Mme le Préfet présente autour d'un sujet si majeur pour le département, le Secrétaire Général objecte contre des propos qu'il juge « désobligeants ».

Lorsque sur le point 1 de l'ordre du jour (la carte scolaire du premier degré) qui allait durer jusqu'à 22h00, les représentants de la FSU demandent la parole pour lire une déclaration spécifique sur ce point, le Secrétaire Général s'y oppose purement et simplement, pressant à nouveau l'IA de poursuivre ! Devant un tel déni de démocratie, devant un tel mépris des principes fondamentaux de notre République, les représentants de la FSU, avec le soutien des autres représentants syndicaux, des élus et des parents d’élèves, ont initié une suspension de séance (première d'une longue série). Si cette action a quelque peu adouci les mœurs de notre « hôte » du jour, ce n’est pas pour autant que les principes élémentaires de la bienséance ont été respectés. Intimidation, infantilisation, tous les registres du harcèlement managérial ont été mobilisés pour essayer de déstabiliser les défenseurs du Service Public d’Éducation. 10 heures de réunion sans qu'ait été distribué ne serait-ce qu'un verre d'eau ! Voilà comment les plus hauts représentants de l'Etat traitent les parents d'élèves, les élus, les délégués du personnel mais également leur propre administration mobilisée pour l'occasion.

Malheureusement, le plus grave n'est pas dans le sort honteux fait aux besogneux toujours suspectés d'agir pour d'autres raisons que celle de l'intérêt général. Il est encore plus dramatique que, durant ces nombreuses heures de débat, jamais l'IA, jamais le Secrétaire Général, ne démordront d'une approche exclusivement comptable donc froide et injuste, du service public d'éducation. Déni de réalité et pragmatisme comptable ont fait très bon ménage pendant ce CDEN historique par sa durée et par le mépris ouvertement assumé par les représentants de l'État. Petit florilège non exhaustif de l’argumentaire officiel :
- Pour parler des élèves, il faudrait utiliser le mot « unité » et compter au dixième près car 21 unités, ce n'est pas pareil que 20,7 « unités ». Qu’il soit non francophone, en très grande difficulté ou handicapé, peu importe, l’enfant –notre élève- compte désormais, dans l'esprit de l’État devenu malade, comme une simple « unité » ! Quant aux groupes humains complexes et tous différents que sont les classes, elles ne sont plus que des « divisions » !
- Pour que les établissements scolaires démontrent leur dynamisme et leur efficacité, ils devraient aujourd’hui « savoir se vendre » !
- Ce serait au nom de l’équité, de la justice et de la solidarité entre les écoles que se justifieraient les fermetures de classes et l’alignement par le bas : chaque école devant accéder à une moyenne élevée pour être l’égale de sa voisine ;
- La scolarisation des 2 ans serait possible dans toutes les écoles maternelles. Pourquoi limiter l’accueil lorsqu’on est à 27 de moyenne par classe ? Jusqu’à 30, il y a encore de la place pour accueillir les tout petits!

Dans une telle adversité, les représentants syndicaux de la FSU sont intervenus sur des sujets aussi sensibles que : la spécificité et l’importance de l’école maternelle, le niveau d'encadrement en particulier dans les ZEP, la défense de la scolarisation dans le milieu rural, les RASED, le remplacement, la dotation horaire des collèges... Nous avons bataillé ferme, pied à pied, avec les parents d'élèves, les élus, contre beaucoup de mesures de fermetures, en reprenant les argumentations déjà avancées en CTPD et en ne cessant de dénoncer la vision strictement comptable de l’administration ! Nous nous sommes élevés contre le sort fait à l’école publique dans notre département :
les taux d’encadrement par école qui, insensiblement, montent et les cas de sureffectifs de plus en plus nombreux ; l’utilisation des surnuméraires et des remplaçants pour éteindre les incendies à la rentrée ; les RPI qui sont mis à niveau ; la maternelle qui est plus que jamais la variable d’ajustement et les tout petits qui resteront désormais à la porte de l’école ; quant aux RASED : redéploiement avant fermeture !

Au final, avec les élus et les parents d’élèves, nous sommes parvenus à arracher quelques révisions de situations :
- Pas de fermeture à la maternelle de Salles d’Aude.
- Pas de fermeture au RPI Bourriège.
- Ouverture à Sallèles maternelle.
- Engagement de réouverture sur Bellegarde si l'effectif est à 21 élèves à la rentrée.
- Pas de fermeture à Matthieu Peyronne Narbonne (ZEP)
- Engagement d’implantation d’un TRBD sur Bages pour "compenser" le retrait 0,5 classe découverte/0,5 USEP.

De plus, nous avons défendu les demandes d’ouverture d’écoles voyant leur effectif exploser : Villemoustaussou maternelle, Labastide d’Anjou primaire, Luc sur Orbieu primaire, …
L’IA nous a répondu qu’il prenait en compte les situations difficiles de ces écoles mais il a renvoyé à la rentrée de septembre toute mesure nouvelle. Ça doit être ça « la réactivité permanente » en matière de carte scolaire… Gageons que les 6 postes de remplaçants supplémentaires créés serviront à répondre à ces besoins, hypothéquant de fait dès la rentrée toute amélioration du remplacement dans notre département.

Certes, le bilan demeure très insuffisant au regard des besoins de notre département.
Nous avons cependant, 10 heures durant, battu en brèche la froide et impersonnelle logique comptable de l’administration et nous avons fait vivre la flamme d’une vraie ambition pour le service public d’éducation, pour la réussite de tous nos élèves. Et comme en écho aux arguments que nous développions en séance, longtemps ont résonné, dans la rue de la préfecture, les légitimes revendications des parents mobilisés.
Qu’elles soient entendues dans toutes les écoles du département ! Afin que le Service Public d’Éducation dans l’Aude, après ce CDEN d’anthologie, cesse enfin de périr par la méthode de la «grenouille au bain-marie» *.

* Mettre un batracien dans un récipient d’eau froide, mettre ces deux éléments sur le gaz et augmenter la chaleur insensiblement et le susnommé animal finit ébouillanté sans qu’il s’en aperçoive…et s’il s’en rend compte, c’est trop tard pour lui…CQFD

 
Télécharger le bilan complet des mesures de carte scolaire à l'issue de ce CDEN
 
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 Rentrée de septembre 2009
 
Le CTPD devant procéder aux mesures de carte scolaire est prévu le fin mars 2010. Que ce soit pour les situations déjà examinées l'an dernier et non satisfaites ou pour les situations nouvelles, il importe que vos représentants du SNUipp sachent précisément les effectifs d'élèves prévus et les conditions particulières de scolarisation tant en maternelle qu'en élémentaire. Pour cela, envoyez-nous la fiche syndicale spécifique. N'hésitez pas à contacter le SNUipp dès le jour de pré-rentrée.
 
Téléchargez la Fiche d'enquête syndicale
 
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Enquête carte scolaire : mode d’emploi
 
Les délégués du SNUipp défendent l’intérêt des écoles lors des CTPD et CDEN.
Cependant, nous sommes souvent « à la bourre », car prévenus tardivement de certains cas. Afin que nous puissions tenir au mieux notre rôle, il est indispensable que nous étalions notre travail dans le temps et que nous disposions du maximum d’informations.
Cela est faisable si tout le monde joue le jeu…

Nous conseillons à TOUTES les écoles de nous renvoyer rapidement la fiche d'enquête syndicale. Celles qui n’ont rien de particulier à demander ou à signaler doivent aussi remplir l’enquête et mentionner  «pour simple information» (plus nous disposerons d’infos, mieux nous serons armés pour défendre efficacement le service public d’éducation).
Si la situation est limite, en ouverture ou fermeture, nous la faire connaître par l’enquête dès ce mois de janvier. On peut avoir des surprises en septembre (hausse brutale, par exemple…).

Compléter l’enquête de manière exhaustive, c’est indispensable pour nous !
Surtout pour les maternelles, bien renseigner ce qui concerne la scolarisation des «2 ans» et la liste d’attente : l’administration ne compte pas les « 2 ans », nous, OUI !

Vos délégués en CTPD et CDEN

 
 
 
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ELEMENTAIRE
   
MATERNELLE
   
A.S.H. - R.A.S.E.D
 
 

Il n’est pas toujours facile d’apporter une aide individualisée dans des classes chargées voire surchargées, souvent des problèmes d’organisation pédagogique se posent. Et… On n’ose pas demander de poste supplémentaire.
Il ne faut pas culpabiliser : le nombre de classes n’a que peu varié depuis 1999 !
Exprimez vos préoccupations et les besoins de vos écoles !

RAPPEL : Le SNUipp revendique 25 élèves maxi par classe, 20 en ZEP.

Utilisation de demi-postes et incitation à la scolarisation à mi-temps des tout-petits, déclarations ministérielles dénigrant la scolarisation précoce…
La maternelle est dans l’œil du cyclone. C’est pour cela qu’il nous faut réaffirmer que, dans un département en difficulté sociale et économique comme le nôtre, la scolarisation précoce est un axe essentiel pour la prévention des difficultés scolaires.
De même, l’abaissement des effectifs est une condition de meilleure prise en charge des enfants.
Comptabilisez tous les enfants de 2 ans pour lesquels l’inscription a été demandée. Si votre moyenne par classe dépasse les 25, demandez l’ouverture d’une classe supplémentaire.
Seule cette démarche contribuera à créer le rapport de force nécessaire pour obtenir des postes en nombre suffisant.

RAPPEL : Le SNUipp revendique 15 élèves maxi en section de « 2 ans ».

Trouvez-vous toujours une solution pour les élèves en difficulté passagère ( classe ou regroupement d’adaptation…), pour ceux en difficulté plus lourde (clis,…) ?
Quand vous faites appel au RASED est-il toujours en capacité de répondre à votre demande ? La situation de l’AIS dans l’Aude reste très préoccupante.
Ensemble, exigeons les moyens nécessaires en faisant remonter les besoins!

 
Faites-nous remonter vos besoins «en ASH » (classe spécialisée, RASED…) sur papier libre : chaque dossier est différent.
Informez-nous du nombre d’enfants susceptibles d’être suivis, des données sociales des familles de l’école,...
                 
 
 
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